Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 12:33

Dans mon précédent article, j’ai eu l’occasion de présenter les dernières statistiques en France sur les nouveaux cas de cancer du poumon. Elles montraient une forte augmentation en contradiction avec l’importante baisse des fumeurs durant la même période.

Qu’en est-il aux USA où le nombre de fumeurs s’est écroulé depuis des dizaines d’années et où les rares fumeurs qui restent sont considérés comme de dangereux empoisonneurs ?

L’American Cancer Society, organisme officiel du contrôle des cancers aux USA, vient de publier ses prévisions pour 2012. Elles sont consultables sur le site http://www.cancer.org/Research/CancerFactsFigures/CancerFactsFigures/index.

Les données disponibles sont celles de 2005 à 2012.

On constate que le nombre de nouveaux cas prévus de cancer du système respiratoire s’élève à 226 160 en 2012 (111 470 pour les hommes et 109 690 pour les femmes). En 2005, le nombre de nouveaux cas de cancer du système respiratoire était de 172 570 (93010 pour les hommes et 79560 pour les femmes).

Ainsi, sur les 7 dernières années, le nombre de nouveaux cas de cancer du système respiratoire aux USA aura augmenté de 31% (20% pour les hommes et 38% pour les femmes).

Cette augmentation vertigineuse, beaucoup plus importante qu’en France, est totalement contradictoire avec l’affirmation indiquant que fumer est la cause de 90% des cancers du système respiratoire.

Quand va-t-on enfin entendre ces experts annoncer qu’ils se sont trompés ? Les années passent, la preuve existe maintenant que fumer ne peut être la cause principale des cancers du poumon. Pourquoi cet entêtement ?


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 18:43

J’ai déjà eu l’occasion de montrer comment les données sur les dangers du tabac étaient falsifiées dans des documents présentés par des organismes officiels. De nouveaux chiffres viennent d’être publiés et le moins que je puisse dire est qu’ils confirment les informations indiquées dans mon article « Le scandale de la falsification des données sur les dangers du tabac ».

Je rappelle qu’il est annoncé partout que fumer est la cause de 85% des cancers du poumon et que plus de 70% des hommes fumaient entre 1940 et 1970. Le nombre de fumeurs ayant très fortement baissé à partir de 1970, le nombre de nouveaux cas de cancer aurait normalement dû baisser également fortement à partir des années 1980.

Or d’après les nouvelles statistiques publiées par l’Institut National du cancer, le nombre de nouveaux cas de cancer du poumon en France s’élève à 27 500 pour les hommes en 2011. Ce nombre n’a cessé d’augmenter depuis 1980 car il était, à cette époque, de 16 395.

Nous étions 55 millions en 1980 et 65 millions en 2011.

Un rapide calcul permet de constater que le nombre de nouveaux cas de cancer du poumon a augmenté de 42% entre 1980 et 2011 à population égale, alors qu’il aurait dû baisser d’au moins 30%.

Comment peut-on continuer à affirmer que fumer est la cause du cancer du poumon à 85%  quand les faits prouvent le contraire ?

Quand va-t-on chercher les véritables causes du cancer du poumon afin de tenter d’en freiner l’évolution ? Il est temps que les scientifiques chargés des problèmes de santé publique se réveillent et trouvent ce qui provoque réellement ce cancer. En donner de fausses causes ne permettra jamais de faire baisser cette maladie.

 

P.S. : J’ose espérer que certains n’en profiteront pas pour annoncer que si ce n’est pas la cigarette qui provoque le cancer du poumon, cela ne peut être que la pollution atmosphérique. Elle a baissé dans les mêmes proportions que le nombre de fumeurs et ne peut donc pas être considérée comme une cause de ce cancer. Pour rassurer ceux qui pensaient ne pas risquer de cancer du poumon parce qu’ils ne fumaient pas ou qu’ils avaient arrêté de fumer, il faut savoir que sur 10 000 français en 2011,  il n’y a eu que 4 nouveaux cas et donc que 9 996 d’entre eux n’en ont pas été atteints.


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 14:51

Depuis le début des années 80, de nombreux spécialistes font part, à l’ensemble de la population, du danger important de l’évolution de la dette de notre pays, qui ne cesse d’augmenter. Pourtant 30 ans après, la France reste considérée comme un des pays les plus solvables du monde. On est donc en droit de se poser la question de  la crédibilité de ces spécialistes et de savoir si tous ceux qui annoncent que notre pays peut continuer à emprunter ?car notre pays est riche, n’ont pas raison.

L’évolution de la richesse que crée un pays est mesurée par l’évolution de son PIB, produit intérieur brut.

Comment ne pas affirmer que la France est un pays riche quand on constate que son PIB est passé de 436 milliards en 1980 à 1.940 milliards en 2010 soit une augmentation de 445 % en 30 ans ?

Est-ce bien la réalité ?

Pour le savoir, il est nécessaire de bien comprendre ce que représentent les chiffres qui nous sont annoncés. Toutes les données qui sont présentées dans cet article sont issues des publications officielles de l’INSEE et des comptes officiels publiés par le gouvernement français.

Le PIB d’un pays est la somme des valeurs ajoutées de ses entreprises et de ses administrations publiques. La valeur ajoutée est la valeur des biens et services produits diminuée de la valeur totale des biens et services qui ont été achetés et qui sont contenus dans les produits.

Par exemple, dans une entreprise, la valeur de biens et services est constituée par le chiffre d’affaires, soit les ventes de l’entreprise qu’elles soient des services ou des produits industriels. La valeur ajoutée de l’entreprise est égale à son chiffre d’affaires diminué de tout ce qui a été acheté à l’extérieur de l’entreprise tel que les matières premières, les achats de fournitures et de services, la sous-traitance, etc…Le poste le plus important de la valeur ajoutée des entreprises est, en général, constitué par les salaires de ses collaborateurs.

Ainsi, durant ces 30 dernières années, le PIB annuel de la France a augmenté de 1504 milliards, 445%, alors que sa population n’a augmenté que de 20%.

Le problème est que parallèlement à cette très belle évolution, la dette de l’Etat français est passée de 92 milliards en 1980 à 1614 milliards en 2010 soit une augmentation de 1522 milliards d’euros, supérieure à l’évolution de PIB pendant la même période.

Une dette, qui participe aux flux financiers, n’a normalement pas à être comparée au PIB, qui participe aux flux de production. Ce sont 2 notions totalement différentes en termes de comptabilité. La question est de savoir si cette dette a servi à financer des actifs créateurs de richesses ou des frais de fonctionnement.

En réalité, la dette a servi à financer une partie des charges sociales des entreprises ainsi qu’à payer une partie des salaires des fonctionnaires. Elle a donc été utilisée pour augmenter la valeur ajoutée des entreprises et des administrations qui, faut-il le rappeler, est essentiellement composée par des salaires. C’est comme si une entreprise empruntait de l’argent pour le donner à ses clients afin qu’ils achètent ses produits et que personne ne rembourse ces emprunts.

Comment ne pas constater que depuis 30 ans, l’Etat Français a des frais de fonctionnement très supérieurs à ses recettes et que pour les financer, il a régulièrement vendu des actifs et emprunté de manière inconsidérée.

 

 Les 1504 milliards d’augmentation du PIB depuis 30 ans ont donc été réalisés grâce à une augmentation de 1522 milliards de la dette. La richesse de la France est donc aujourd’hui une illusion, d’autant plus que cette dette est détenue pour près de 1100 milliards par des non-résidents.

 

Depuis 30 ans, la France n’a donc pas créé de richesses réelles, mais, au contraire, en a perdu 20% par habitant, car pendant cette période la population a augmenté de près de 20%.

 

C’est pour cette raison essentielle que la situation de notre pays est grave, très grave, malgré les discours optimistes de nos dirigeants politiques.

Il est faux de penser que notre pays trouvera toujours quelqu’un pour lui prêter de l’argent. Le risque devient trop grand. Nous avons eu l’exemple de l’Argentine en 2001, de la Grèce aujourd’hui. D’autres pays vont suivre prochainement, dont la France.

Suivant les comptes officiels de l’Etat Français en 2010, les produits nets de l’Etat se sont élevés à 254 milliards d’euros et ses charges nettes à 366 milliards. Se rend-on compte de l’énormité de ces chiffres ?  112 milliards de déficit pour 254 milliards de recettes.

Sait-on que les retraites représentent 145 milliards de dépenses annuelles pour les salariés et les fonctionnaires pour des cotisations salariales de 35 milliards ? Il manque 110 milliards. Sur ces 110 milliards, les entreprises en paient 37. C'est l'Etat qui comble le trou à hauteur de 73 milliards d'euros (39 pour les salariés et 34 pour les fonctionnaires) tous les ans.
Les mesures prises, il y a quelques mois, sur les retraites ne serviront qu'à ne pas amplifier l'augmentation des charges.

Le résultat est que 30% des recettes de l'état servent à payer des retraites. Si l’on ajoute que 16% servent à payer les intérêts de la dette, (40 milliards par an), on est donc à 46%.

Ainsi donc, près de la moitié des recettes de l’Etat servent à payer des charges qui ne concernent ni le présent, ni l’avenir. Avec un tel montant, peut-on imaginer un jour ne plus être en déficit?

Un jour prochain, tout ce système va éclater, car aucun plan de réduction drastique et urgent des dépenses n’est prévu. A la place, certains estiment que la solution est de continuer à emprunter au niveau de l’Europe, puisque les pays ne vont plus pouvoir le faire. C'est du délire. 

Penser que la situation peut s’arranger est une grave illusion. Ce jour-là, tous les placements financiers, sauf les livrets A, perdront énormément de valeur, de l’ordre de 30 à 40%, si ce n’est plus.

Les spécialistes qui nous informaient sur les dangers d’une augmentation de la dette avaient donc raison, et il est, hélas, désormais trop tard pour éviter une chute brutale des avoirs financiers de l’ensemble des Français.

 

 

 

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 27 mars 2011 7 27 /03 /Mars /2011 18:38

Préparant actuellement un essai sur l’écologie, mes recherches m’ont amené à lire le dernier livre d’ Iegor Gran, « L’écologie en bas de chez moi ». Il fait partie de ces livres dont on aimerait qu’ils soient lus par tout le monde.

Avec humour mais aussi gravité, l’auteur décrit  les effets et les conséquences de l’expansion de  la nouvelle religion écologiste.

Sur la quatrième de couverture du livre, il a écrit :

« Un voisin durable, c’est un voisin qui trie ses déchets et me surveille pour que j’en fasse autant. Une amitié durable, c’est une amitié où l’on ne met pas en danger l’avenir de la planète, même en paroles. On évite d’aborder les sujets qui fâchent. On gobe le discours moralisateur avec le sourire. On accepte l’opportunisme marchand en ouvrant son portefeuille. On se garde de penser sans gourou, sans nounou. On se retient.

Ce livre raconte comment je ne me suis pas retenu. »

Alors comme Iegor Gran, il ne faut pas se retenir. Il faut lire ce livre, c’est un grand moment de lecture.


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 28 janvier 2011 5 28 /01 /Jan /2011 00:47

Ces derniers jours ont été publiées de nouvelles statistiques sur le cancer du poumon en France, reprises dans tous les médias. Sa cause officielle, la consommation de tabac, est et reste le fléau mondial qu’il faut éradiquer au plus vite. L’OMS indique même qu’il va faire 1 milliards de morts au XXI ème siècle.

 

Peut-on en douter quand on lit ce qui est écrit sur un paquet de cigarettes, quand on lit la presse, les communiqués officiels et quand on écoute les plus grands professeurs de médecine ? L’unanimité a été faite autour du constat que le tabac est un poison qui tue énormément. Il faut donc que le monde entier arrête de fumer pour éviter une mort certaine.

 

Les conséquences de la consommation du tabac, affirmées depuis une trentaine d’année et justifiées par de nombreuses études dites incontestables, peuvent se résumer ainsi en France :

 

- Fumer tue avec 66.000 morts par an et diminue l’espérance de vie de 20 ans des fumeurs et d’au moins 2 ans les non-fumeurs (certains rapports ont ramené la diminution de cette espérance de vie à 5 à 10 ans sans que l’on comprenne très bien pourquoi).

- Fumer provoque des cancers de toute nature dont la quasi-totalité des cancers du poumon (95%), des maladies cardiovasculaires, des maladies respiratoires, des infections ORL, des allergies.

- Les enfants, régulièrement exposés à la fumée, ont des risques nettement plus élevés de mort subite du nourrisson, de toux, d’asthme, d’otite, de bronchite, de pneumonie, de maladie cardiaque. Ils ont aussi une capacité pulmonaire réduite, des résultats moins élevés en mathématiques, en lecture et en logique et des troubles du comportement.

- Fumer diminue la fertilité, la production lactée de la femme, le poids, la taille, et les périmètres thoraciques et crânien du nouveau né, augmente les risques de fausse couche, de grossesses extra-utérine et d’accouchement prématurés, provoque des malformations foetales.

- Toutes ces conséquences ne dépendent pas de la quantité fumée quotidiennement, ni du type de cigarettes. Par contre, après 15ans passés sans fumer, il n’y a plus d’effets nocifs. (Le tabac est le seul poison dont on ne peut pas dire que c’est la dose qui fait le poison).

 

Comme ne pas affirmer que le tabac provoque donc l’enfer sur terre ?

 

Dans la dernière étude réalisée par Catherine Hill, épidémiologiste à l’Institut Gustave Roussy, pour le compte de l’Institut nationale de veille sanitaire (INVS) pour la journée mondiale sans tabac et datant du 25/05/2010, on peut trouver des tableaux édifiants :

 

figure hill

 

Ces tableaux ont été repris par tous les médias tant ils sont impressionnants. La correspondance est totale entre l’évolution de la consommation de tabac et la mortalité des cancers du poumon. Il faut savoir que Catherine Hill est depuis 20 ans, l’experte Française dont les études sont systématiquement reprises par tout le corps médical, le gouvernement et les médias.

Ces tableaux ont fait l’objet d’une très large communication, ainsi que son analyse :

 

« On observe une baisse récente de la mortalité par cancer bronchique dans la population masculine, conséquence de l’importante réduction du tabagisme masculin en France, et un accroissement très important du risque de décès par cancer du poumon chez les femmes qui sont entrées dans le tabagisme beaucoup plus récemment. C’est pour la classe d’âge des 35 à 44 ans que les variations sont les plus spectaculaires : la mortalité chez les hommes a été divisée par deux en 10 ans et la mortalité chez les femmes a été multipliée par quatre en 15 ans. »

 

Comment douter des effets mortels du tabac et des bienfaits de son interdiction quand on lit cela ?

Pourtant si on étudie un peu ces données, on est en droit de se demander si on nous dit la vérité et si on n’assiste pas depuis 20 ans à la plus formidable entreprise de désinformation au niveau mondial ?

En effet, est-il intellectuellement honnête de faire un tableau montrant l’évolution de la consommation de cigarettes manufacturées pour représenter l’évolution du tabagisme ?

Quand on sait que les cigarettes manufacturées ne représentaient que 50% des cigarettes fumées en 1950, les autres étant roulées par chaque fumeur, l’évolution de la consommation de tabac n’est plus liée à celle du taux de mortalité du cancer du poumon. Ne pas le montrer relève du mensonge, d’autant plus que la courbe d’évolution du taux de mortalité est également mensongère comme nous le constaterons plus loin.

Que penser du sérieux et de la compétence des études de cette « experte » quand on peut lire dans sa publication « Le tabac en France, les vrais chiffres » :

 

« Il est probable qu’autrefois, dans les années cinquante et soixante, les garçons commençaient à fumer au moment du service militaire, mais nous ne pouvons pas étayer cette affirmation faute d’informations anciennes sur le tabagisme des jeunes. »

 

Peut-on faire des études sérieuses sur le tabac quand on ne sait pas que pendant près de 50 ans, jusqu’en 1972, l’armée donnait gratuitement à tous ses personnels dont ceux qui faisaient leur service militaire, des cigarettes de troupes ainsi que des paquets de tabac leur permettant ainsi de fumer près de 20 cigarettes par jour ?

 

Quand on analyse toutes les études publiées sur la nocivité du tabac depuis une dizaine d’années, il apparait qu’elles cherchent toutes à montrer que la consommation de tabac fut maximum entre 1980 et 1990.

Face à ces annonces d’une extrême gravité, quelle est la réalité des faits ?

Le pourcentage de fumeurs a été maximum entre 1930 et 1970 et non entre 1980 et 1990. Il a commencé à décroître régulièrement depuis 1970 sauf pour les fumeuses dont le nombre est resté stable. Ceux qui ont vécu cette période peuvent confirmer que pendant 40 ans, plus de 70% des hommes et 30% des femmes ont fumé de très grandes quantités de tabac, avec des taux impressionnants de goudrons, nicotine et monoxyde de carbone. A titre d’exemple, fumer une gauloise bleue sans filtre des années 50 provoquait 35 mg de goudrons cancérigènes, soit 10 fois plus que les cigarettes actuelles.

Faut-il ajouter que durant ces quarante années, le tabagisme passif qui concernait le reste de la population était total, du lever au coucher où que l’on se trouve, chez soi, au travail, dans les cafés et restaurants, dans les voitures, dans les transports en communs et même dans les hôpitaux ? Il n’existait pas un lieu où l’on ne fumait pas. Les femmes enceintes fumaient sans se poser de question et les enfants vivaient dans la fumée.

Il y a donc eu au moins 40 années d’enfer de 1930 à 1970. Cet enfer couvrait toutes les tranches d’âge et... personne ne se plaignait de quoique ce soit. Tous ceux qui ont vécu cette époque ont constaté que la consommation a sensiblement commencé a baissé à partir de la fin des années 60.

 

Or fumer est censé provoquer soit un cancer du poumon soit une maladie cardiovasculaire, tous les deux systématiquement mortels il y a encore quelques années.

La première conséquence de ces 40 années de forte consommation de tabac aurait du être une forte augmentation de la mortalité avec pour corollaire une forte dégradation de l’espérance de vie des Français.

 

esperance de vie

 

 

Or si l’on regarde cette courbe d’évolution de l’espérance de vie en France publiée par l’INED, on constate que l’espérance de vie a augmenté très régulièrement depuis 1930 (hors période de la guerre 39-45) pour passer de 55 ans à 82 ans aujourd’hui.

On se doit donc de constater que la consommation de tabac effrénée entre 1930 et 1970 n’a eu absolument aucune incidence sur l’évolution continue de l’espérance de vie pendant plus de 40 années après cette période. Est-ce compatible avec l’annonce récurrente des campagnes et discours anti-tabac indiquant une très forte réduction de l’espérance de vie des fumeurs et fumeuses ?

Comment expliquer qu’en décembre 1999, le Centre International de recherche scientifique, organisation scientifique mondiale (CIRS) dont la mission officielle est d’oeuvrer pour la promotion de la recherche et la diffusion de l’information et de la culture scientifique, affirmait :

 

« Le tabac fait perdre en moyenne 20 à 25 ans de vie à ses consommateurs fidèles. Un fumeur régulier sur deux mourra du tabac s’il a commencé dès l’adolescence, indique le Secrétariat d’Etat à la

santé...Selon les pneumologues, la pollution atmosphérique serait 10.000 fois moins dangereuse pour les voix respiratoires que le tabac. »

 

Comment ne pas croire cette organisation qui indique dans sa présentation :

 

« La seule condition pour être référencée par le CIRS est d’avoir une activité rigoureusement scientifique. »

 

Quand on sait qu’entre 1930 et 1970, 70% de hommes et 30% des femmes furent des consommateurs réguliers, on doit en déduire que 50% de la population a eu une réduction de son espérance de vie de plus de 20 ans soit pour l’ensemble de la population une réduction énorme de 10 ans. En réalité, il ne s’est rien passé et au contraire l’espérance de vie n’a cessé d’augmenter.

De plus quand on sait que la Commission européenne vient d’annoncer que la pollution atmosphérique faisait 42.000 morts prématurées en France, on est en droit de se demander quand ces personnes et organismes qui annoncent des milliers de morts pour justifier leurs combats idéologiques vont être poursuivis pour informations mensongères. Qui ne se rappelle pas que comme pour le tabac, la pollution fut maximum avant les années 80 et que cela n’a toujours eu aucun effet sur l’espérance de vie.

 

Si l’évolution du tabagisme a été falsifiée, qu’en est-il de l’évolution de la mortalité du cancer du poumon ?

Il est annoncé aujourd’hui :

 

« On observe une baisse récente de la mortalité par cancer bronchique dans la population masculine, conséquence de l’importante réduction du tabagisme masculin en France, et un accroissement très important du risque de décès par cancer du poumon chez les femmes qui sont entrées dans le tabagisme beaucoup plus récemment. C’est pour la classe d’âge des 35 à 44 ans que les variations sont les plus spectaculaires : la mortalité chez les hommes a été divisée par deux en 10 ans et la mortalité chez les femmes a été multipliée par quatre en 15 ans. »

 

Toutes les études sur la mortalité du cancer utilisent les données fournies par le CépiDc dépendant de l’Inserm qui reçoit tous les bulletins de décès établis par l’officier d’état civil de toutes les mairies françaises. Les statistiques publiées par cet organisme sont donc d’une fiabilité totale et ne font l’objet d’aucune extrapolation.

Quand on interroge cette base de données qui ne donne accès actuellement qu’aux chiffres de 1979 à 2008, on trouve les résultats suivants :

 

 

stats cancer1

stats cancer2

 

Compte tenu de la consommation maximum de tabac entre 1930 et 1970, les résultats de 1979 peuvent être considérés comme une année où la mortalité par cancer bronchique et larynx a été maximum. L’année 2008 devrait donc faire apparaitre une forte diminution du taux de mortalité de l’ordre de 30%, compte tenu de la baisse continue du nombre de fumeurs depuis 40 ans.

Or que constate-ton :

 

1) Chez les hommes, le taux de mortalité est passé de 71,5 à 77, 1 pour 100.000 personnes de 1979 à 2008. Il n’a donc pas baissé de 30% mais a augmenté de 8% alors que le taux de décès total hors cancer bronchique a baissé de 18%. La baisse de la consommation

du tabac n’a donc eu aucun effet sur le taux de mortalité du cancer bronchique.

Pour les 35-44 ans, la baisse a été effectivement de 46% mais si on fait le même calcul sur la totalité des causes de décès hors cancer bronchique, on s’aperçoit que la baisse est de 39 % pour cette tranche d’âge. Il est donc totalement faux d’affirmer que la baisse de mortalité du cancer bronchique des 35-44 ans est due à l’importante réduction du tabagisme masculin. De plus, constater qu’une personne sur 10.000 entre 35 et 44 ans meurt tous les ans d’un cancer du poumon est-il le signe d’un risque important ?

 

2) Chez les femmes, le taux de mortalité du cancer bronchique était 10 fois inférieur à celui des hommes en 1979 alors que la proportion de fumeurs n’était que de 2,5 fois inférieure. Cet écart, énorme entre les hommes et les femmes, montre que le cancer du poumon ne peut pas être la conséquence quasi exclusive du tabagisme. Il faut savoir que cette différence entre les hommes et les femmes ne se retrouve pas dans les taux de mortalité dues aux maladies de l’appareil circulatoire qui sont considérées pourtant comme étant provoquées à 50% par le tabac.

Le taux de cancer bronchique a triplé entre 1979 et 2008 et cette augmentation n’est pas plus forte pour la tranche 35-44 ans. Ce taux est particulièrement faible car il ne représente que 2,7% des causes de décès chez les femmes alors que 30% d’entre elles fument régulièrement depuis plus de 50 ans.

 

3) On peut constater que la mortalité par cancer bronchique est pratiquement inexistante avant 40 ans. Le tabac serait donc le seul poison mortel qui, pris à très forte dose, ne commencerait à tuer qu’après 25 ans de consommation.

 

Peut-on ajouter que tous les cancers ont une mortalité ne commençant à être significative qu’à partir de 45 ans et qu’il n’y a aucune spécificité du cancer bronchique ?

Compte tenu de ces faits incontestables, il semble temps de mettre en cause des études qui n’ont rien de scientifiques, mais au contraire relèvent de la falsification pour ne pas parler de l’escroquerie intellectuelle.

Doit-on s’étonner que depuis quelques années, il n’est plus question de nombre de cas déclarés de cancers du poumon ? Serait-ce parce ce nombre est passé de 16.317 en 1980 à 23.937 en 2005, dernier chiffre connu, soit une augmentation de 47% ?

Cette forte augmentation est-elle compatible avec la forte diminution du nombre de fumeurs depuis 1970 chez les hommes ?

 

En réalité, l'évolution comparée des pourcentages de fumeurs réguliers et du taux de décès pour 100.000 habitants dû au cancer bronchique est la suivante:

 

graphique fumeurs hommes et femmes

Le pourcentage de fumeurs réguliers hommes a fortement baissé depuis le milieu des années 60 et cela n'a eu aucun effet sur le taux de décès par cancer du poumon depuis 1980. Au contraire, ce dernier a même augmenté. Les données qui sont publiées depuis des années sont donc totalement mensongères. Il ne peut plus être établi de lien direct entre la consommation de tabac et le cancer du poumon.

En ce qui concerne les femmes, le taux de mortalité augmente fortement depuis 1970 mais reste inférieur d'un tiers à celui des hommes alors qu'elles sont presque aussi nombreuses à fumer que les hommes depuis près de 40 ans. S'il y avait un lien direct entre la consommation de tabac et le taux de décès par cancer du poumon, on devrait constater depuis 10 ans un taux de décès commençant à stagner à un niveau nettement supérieur.

 

Une statistique des Etats-Unis est également aussi très intéressante. On constate en effet que la mortalité du cancer du poumon n’est pas la même en fonction de la couleur de la peau et ce, depuis que les statistiques existent. En 2006, les asiatiques ont un taux de mortalité de 36 cas pour 100.000 personnes quand les blancs sont à 67 et les noirs à 85.

Les asiatiques ne fumant pas moins que les blancs et les noirs, comment expliquer qu’ils meurent 1,9 fois moins que les blancs et 2,4 fois moins que les noirs d’un cancer du poumon ?

Comment expliquer que le taux de mortalité du cancer du poumon soit encore, de nos jours, près de 2 fois plus importants que celui de la France alors que la lutte contre le tabagisme a été beaucoup plus importante aux Etats-Unis qu’en France ?

Les données sur le tabagisme passif ont été créées pour tenter d’expliquer les cancers bronchiques des non-fumeurs et interdire la consommation de tabac. Tout est parti des Etats-Unis à la fin des années 80 qui annonçaient 60.000 morts pour 265 millions d’habitants en 1992 soit un équivalent en France de 12.000 morts.

Compte tenu des statistiques actuelles, avec de plus en plus de non fumeurs ayant un cancer bronchique, il faudrait annoncer que près de 50% des cancers bronchiques sont dus au tabagisme passif, soit près de 30.000 morts par an. Les intégristes de la suppression du tabac vont-ils aller jusque là ? Ce n’est pas impossible car il leur faudra bien justifier à un moment ou un autre l’incohérence entre la réalité des chiffres du cancer bronchique et les annonces de la mortalité due au tabac. Il y a 10 ans, il était annoncé que le tabagisme passif provoquait 2500 à 3000 morts. Aujourd’hui, on parle de 6000 morts...

Le tabac est devenu le diable qu’il faut combattre par tous les moyens. On est face à un dogme quasi religieux qu’il est totalement interdit de remettre en cause. Les dernières données officielles sur la mortalité du cancer prouvent qu’il ne peut plus être considéré comme responsable de l’évolution des cancers du poumon. Mais pour continuer à l’affirmer, on falsifie des études.

Il semble temps de mettre en doute les compétences scientifiques et l’honnêteté intellectuelle de celles et ceux qui ont écrit des rapports sur le tabac et qui ont totalement influencé la population et les responsables politiques.

Tous ces experts pensent-ils comme Yann Arthus-Bertrand, interrogé lors d’une émission de télévision sur les contre-vérités du film d’Al Gore sur le climat, qui affirmait :

 

« Mentir est nécessaire quand c’est pour la bonne cause. »

 

Mentir est-il nécessaire pour obliger la population à arrêter de fumer ?

 

Est-il possible que l’on s’attache un peu plus aux réalités ? Nous avons aujourd’hui le recul nécessaire pour vérifier si ce qui était annoncé il y a 20 ou 30 ans sur les conséquences du tabagisme, était exact ou non. Les faits montrent que c’était faux et que les études présentées actuellement sont falsifiées.

Si l’on prend 10.000 personnes représentatives de la population française de plus de 20 ans au premier janvier 2010 et qu’on suit ces 10.000 toute l’année, on constatera que des milliers d’entre elles fument régulièrement et que des milliers ont fumé pendant des dizaines d’années. Or au 31 décembre, on constatera que 4 personnes seulement sont mortes d’un cancer du poumon, 4 sur 10.000. Doit-on avoir peur de ce « terrible » constat d’autant plus que l’on sait maintenant que le tabac ne peut en être la seule justification ?

Des millions de personnes ont fumé plus de 500.000 cigarettes dans leur vie sans avoir le moindre cancer et en même temps, d’autres ont peur d’être empoisonnés quand ils sont devant un fumeur. Est-ce bien raisonnable ?

Fumer est sans aucun doute nocif pour les poumons mais la réalité des chiffres montrent que les risques de mortalité sont très loin de ce qui est annoncé.

 

Aujourd’hui, dans de nombreux domaines, des personnes guidées par leurs peurs imposent leur manière de vivre à toutes les autres et n'hésitent pas à falsifier les réalités pour se justifier.

Ne serait-il pas temps d’ouvrir enfin les yeux et de réagir?


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 26 janvier 2011 3 26 /01 /Jan /2011 12:53

Modèle de paix et d’amour, symbole de vertu et de justice, modèle de bonté et de fraternité universel, les qualificatifs sont nombreux quand les chrétiens parlent de Jésus. Sont-ils justifiés ?

 

Afin de connaitre la vie et les paroles de Jésus, il est nécessaire de se plonger dans le Nouveau Testament de la Bible et en particulier dans les Evangiles qui ont été écrites quelques dizaines d’années après sa mort.

 

Au préalable, il est utile d’indiquer qu’au cours des deux derniers millénaires, Jésus est le seul personnage historique, pour lequel il n’existe aucune preuve écrite ou archéologique de son existence datant de son vivant. Et ce n’est pas faute d’en avoir cherché.

 

Il est pourtant écrit dans les Evangiles qu’il a attiré des foules énormes, changé l’eau en vin, guéri les pires maladies par la seule imposition de ses mains, fait des pêches miraculeuses, nourri des milliers d’hommes avec cinq pains et deux poissons, ressuscité des morts, marché sur l’eau, calmé une tempête...Mort après avoir été crucifié, il est même ressuscité. Né d’une mère vierge, on ne connait pas exactement les années de sa naissance et de sa mort.

 

Jésus est donc tout à fait exceptionnel et unique, mais il a fallu attendre plus de 30 ans après sa mort pour que quelqu’un estime devoir écrire sur lui. Il est présenté comme le fils de Dieu, qualificatif que contestent les musulmans et les juifs pour qui il n’est qu’un simple prophète.

 

Les Evangiles sont néanmoins considérés comme relatant des faits historiques et doivent donc être analysés comme tel, contrairement à l’Ancien Testament qu’une majorité de chrétiens estiment n’être, aujourd’hui, qu’un recueil de légendes.

 

L’Ancien Testament est pourtant le texte fondateur des religions monothéistes où l’on découvre que Dieu a tué des millions d’hommes, de femmes et d’enfants, à la moindre contestation de son pouvoir. Il contient des Lois qui sont plus des appels au meurtre que des règlements permettant à l’humanité de vivre en paix.

 

De ce fait, on pourrait penser que Jésus, modèle de paix et d’amour, se soit fortement opposé à ce qui est écrit dans l’Ancien testament. Il a pourtant confirmé son adhésion totale à ce texte :

 

« N’allez pas croire que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Car je vous le dis, en vérité : avant que ne passent le ciel et la terre, pas un i, pas un point sur l’i, ne passeront de la Loi, que tout soit réalisé. Celui donc qui violera l’un de ces moindres préceptes, et enseignera aux autres à faire de même, sera tenu pour le moindre dans le Royaume des Cieux, celui qui les exécutera et les enseignera, celui-là sera tenu pour grand dans le Royaume des Cieux.  » (L’Evangile selon Saint Matthieu 5,17-19) 

 

Peut-on être plus clair que Jésus dans la confirmation de la réalité de l’Ancien Testament et du rapport qu’avait Dieu avec l’humanité ? Jésus, fils de Dieu, ne savait-il pas que le texte de l’Ancien Testament ne contenait que des légendes ?

 

Jésus approuve donc les appels aux meurtres de tous ceux qui se permettent de contester la puissance et l’autorité de Dieu. Il n’en est pas moins considéré par les chrétiens, comme un modèle de bonté et de fraternité universelle.

 

Que doit-on penser de son discours fondamental à ses douze apôtres au cours duquel il a affirmé (Evangile selon Saint Matthieu 10, 32-39) :

 

« Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est dans les cieux ; mais celui qui m’aura renié devant les hommes, à mon tour je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux.

 

 N’allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix mais le glaive. Car je suis venu opposer l’homme à son père, la fille à sa mère et la bru à sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de la famille.

Qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. Qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi. Qui ne prend pas sa croix et ne suit pas derrière moi n’est pas digne de moi. Qui aura trouvé sa vie la perdra et qui aura perdu sa vie à cause de moi la trouvera. »

 

Quand vous répétez à deux reprises dans la même phrase que vous n’êtes pas venu apporter la paix, c’est parce que vous voulez insister sur ce point, afin qu’il n’y ait aucune confusion.

 

Quand vous ajoutez que c’est le glaive que vous êtes venus apporter sur la terre, c’est sans aucun doute plus la guerre que la paix qui vous guide. Ceux qui ne croient pas en Dieu et en lui devront être combattus par la force. Il n’y a aucune ambigüité sur ce point dans la doctrine de Jésus.

 

Les intentions de Jésus-Christ sont très claires. Il n’aidera que ceux qui lui sont soumis, les autres seront condamnés. Il ne suffit pas de l’aimer, il faut l’aimer plus que les autres sous peine de ne pas être digne de lui.

 

Quel modèle de bonté quand il dit que des parents doivent avoir moins d’amour pour leurs enfants que pour lui.

 

Quel modèle de générosité quand il dit que des enfants doivent avoir moins d’amour pour leurs parents que pour lui !

 

Quel modèle de fraternité quand il dit que celui qui n’est pas avec lui est contre lui !

Quel modèle d’amour et de paix quand il frappe d’indignité celui qui ne le suit pas et surtout quand il le condamne !

 

 Est-ce cela le modèle de paix des chrétiens ou ont-ils modifié cette doctrine ? Dans ce cas pourquoi continuer à se référer aux Evangiles ?

 

D’autant que quelques temps plus tard, il ajoute (Evangile selon Saint Matthieu 12,30) :

 

« Qui n’est pas avec moi est contre moi… »

 

Ainsi, Jésus, qui est, pour les chrétiens, le modèle de l’amour et de la paix entre les hommes, confirme avec force qu’il s’opposera à ceux qui ne le suivent pas.

Comment continuer à affirmer que Jésus est un modèle d’amour quand il dit dans l’Evangile selon Saint Jean (15,6) :

 

« Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il se dessèche ; on les ramasse et on les jette au feu et ils brûlent.  »

 

C’est cette phrase qui sera utilisée par l’Eglise catholique pour justifier de brûler vifs des hérétiques pendant l’Inquisition.

On trouve aussi dans l’Evangile selon Saint Marc (16,16)

 

« Allez dans le monde entier, proclamez l’Evangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné. »

 

Ce sont les derniers mots de Jésus-Christ juste avant de remonter définitivement au ciel et de s’asseoir « à la droite de Dieu  ». Il est sans aucun doute préférable de croire et d’être baptisé si l’on ne tient pas à être condamné.

 

Jésus affirme être le fils de Dieu. Ses paroles ne sont pas différentes de celles de Dieu face à ceux qui ne croient pas en lui. A-t-il un autre but que de voir toute l’humanité se soumettre et se prosterner devant lui ?

 

Comme Dieu dans l’Ancien Testament, Jésus affirme que ses ennemis doivent être exécutés et même égorgés car il dit à la fin de la Parabole des Mines ( Evangile selon St Luc, 19,27) :

 

« Quant à mes ennemis, ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici, et égorgez-les en ma présence. »

 

Terrible phrase qui ne devrait pas laisser de place au doute. Jésus estime que ceux qui n’ont pas accepté de lui être soumis doivent être massacrés.

Comment parler d’un Jésus plein d’amour et de paix pour tous les hommes quand on lit cette phrase ?

 

La solution, très à la mode aujourd’hui, consiste à dire que Jésus ne se mettait pas en scène dans la Parabole des mines et que ce n’est donc pas lui qui demandait d’égorger ses ennemis.

 

Le problème est que cette explication est en contradiction complète avec une analyse d’une commission pontificale biblique de 2001, préfacée par le cardinal Raztinger. On peut la trouver sur le lien suivant :

 

http://www.vatican.va/roman_curia/c...

 

On peut y lire aux paragraphes 74 et 75 :

 

« La parabole des mines (19,11-27) comporte des traits particuliers fort significatifs. Elle met en scène un prétendant à la royauté qui se heurte à l’hostilité de ses concitoyens. Il doit aller dans un pays lointain, pour être investi du pouvoir royal. A son retour, ses opposants sont exécutés. Cette parabole, comme celle des vignerons homicides (20,9-19), constitue, de la part de Jésus, une pressante mise en garde contre les conséquences prévisibles d’un rejet de sa personne... »

 

Il ne fait aucun doute que demander à égorger ses ennemis est une pressante mise en garde contre les conséquences prévisibles d’un rejet de la personne de Jésus. Le Vatican ne semble pas choqué que Jésus demande la mort de ceux qui le rejettent puisqu’il parle de conséquences prévisibles. Doit-on s’en étonner ?

Il faut savoir que persévérer à ne pas croire en Jésus est considéré comme un péché « éternel » et ne peut être pardonné :

 

« Qui croit en lui n’est pas jugé ; qui ne croit pas est déjà jugé parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils Unique-Engendré de Dieu. » Saint Jean(3,18)

 

Or la mort est la conséquence du péché comme l’affirme le Catéchisme de l’Eglise catholique (1008) reprenant ainsi l’Epître aux Romains de Saint Paul (6,23) où il est écrit, « car le salaire du péché, c’est la mort. » :

 

« La mort est conséquence du péché. »

 

Que Jésus ait demandé la mort de ceux qui persévéraient à ne pas croire en lui est donc normal et conforme à sa doctrine.

 

Il me semble qu’on est assez loin de l’idée d’un amour de Jésus pour toute l’humanité et que cet amour est pour le moins sélectif.

 

En réalité, son objectif est que l’humanité lui soit soumise avec un seul troupeau de brebis et un seul pasteur :

 

« Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, comme le Père me connait et que je connais le père, et je dépose ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos ; celles-là aussi, il faut que je les mène ; elles écouteront ma voix ; il y aura un seul troupeau, un seul pasteur... » Saint Jean (10,14-16)

 

Suivre la doctrine de Jésus, c’est vouloir qu’il n’y ait dans le monde qu’un seul troupeau de brebis avec un seul pasteur.

 

Peut-on se demander si c’est le meilleur moyen pour obtenir la paix dans le monde ? Le monde entier doit-il accepter d’être le troupeau de brebis de Jésus ?

 

Pour se justifier, les chrétiens indiquent que le commandement le plus important de Jésus est :

 

« Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. » Saint Jean (13,34)

 

L’amour serait ainsi le fondement de la doctrine de Jésus.

 

Cette phrase, faut-il le remarquer, est prise à la lettre par les chrétiens pour en faire le symbole du discours de paix et d’amour de Jésus pour l’humanité. Quand on analyse les 2000 ans d’histoire de la chrétienté, il semble difficile d’y trouver une confirmation.

 

En réalité, Jésus ne faisait que s’adresser à ses disciples. Il était loin d’aimer tout le monde. Il semble difficile de prétendre qu’il aimait ceux qui lui résistaient puisqu’il avait demandé qu’ils soient égorgés. A ma connaissance, aucune religion monothéiste ne demande à ses adeptes de se haïr mais effectivement aucune ne leur demande de s’aimer.

 

Est-il raisonnable de demander à tous ses adeptes de s’aimer ? Car il est bien fait mention d’amour et non de simple respect.

 

L’amour peut-il se commander ? La question mérite d’être posée compte tenu des connaissances que nous avons sur la nature humaine. Benoît XVI se pose également cette question dans sa lettre « Dieu est amour » et y répond de la manière suivante :

 

« L’amour peut être « commandé » parce qu’il est d’abord donné. »

 

Ainsi le pape Benoît XVI estime que si quelqu’un donne son amour, il est en droit d’imposer qu’il soit aimé aussi. Curieuse conception de l’amour qui semble particulièrement dangereuse pour ne pas dire perverse.

 

Ne serait-il pas préférable de parler de respect plutôt que d’amour ?

 

Par contre, il est exact que Jésus a fait un commandement très particulier :

 

« Aimez vos ennemis, et priez pour vos persécuteurs afin de devenir fils de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et les injustes. » Saint Matthieu (5,44-45)

 

Jésus avait l’ambition de faire de ses disciples des brebis qui n’avaient pas à se faire justice elles-mêmes. Seul le pasteur a le droit de punir. Les seuls ennemis qui devaient être punis étaient ceux qui étaient contre lui ou contre Dieu. Ce n’est que justice et conforme à ce qu’affirmait Saint Augustin dans sa lettre 185 :

 

« Si nous voulons donc être dans le vrai, disons que la persécution exercée par les impies contre l’Eglise du Christ est injuste, tandis qu’il y a justice dans la persécution infligée aux impies par l’Eglise de Jésus-Christ. »

 

Il est utile de rappeler que Benoît XVI a estimé le 9 janvier 2008 que « rarement une civilisation n’a rencontré un si grand esprit, qui sache en accueillir les valeurs et en exalter la richesse intrinsèque » à propos de Saint Augustin.

 

On peut se demander si les responsables de l’Eglise catholique se sont démarqués de cette conception de la justice quand on peut lire dans le « Directoire général pour la catéchèse » (22,33-34) du Vatican, datant de 1997, texte de référence actuel pour toute l’Eglise catholique concernant la catéchèse :

 

« L’athéisme, négation de Dieu, compte parmi les faits les plus graves de notre tempsIl s’exprime avec des nuances diverses, mais de nos jours, il se manifeste sous la forme du sécularisme qui consiste en une vision autonomiste de l’homme et du monde d’après laquelle ce dernier s’explique par lui-même sans qu’il soit besoin de recourir à Dieu.  »

 

On pouvait imaginer que l’Eglise catholique, par amour pour tous les humains, se contenterait de prévenir les athées qu’ils n’auront pas droit à la vie éternelle et qu’ils vivront l’enfer après leur mort. En réalité, en conformité avec la doctrine de Jésus, elle n’accepte toujours pas que des hommes et des femmes puissent refuser d’être soumis à Dieu. 

 

Affirmer que l’athéisme compte parmi les faits les plus graves de notre temps n’est-il pas une remise en cause de l’Article 18 de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1948 :

 

« Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion... »

 

Ce droit est rappelé dans l’article 10 de la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne.

 

On peut se demander comment l’Eglise catholique règlerait le « problème » de l’athéisme si elle avait encore le moindre pouvoir politique et législatif.

 

Peut-on aspirer à la paix dans le monde et contester le droit aux hommes et aux femmes de penser et vivre comme ils le désirent ?

 

N’est-on pas en droit de se poser aussi quelques questions quand les responsables religieux chrétiens présentent un livre de la Bible, la « Sagesse de Salomon », comme un modèle de moralité ? Dans une homélie prononcée le 6 mai 2006, le pape Benoît XVI a indiqué ce qu’il fallait penser de ce livre :

 

« Ce livre est tout entier un hymne de louanges à la sagesse divine, présentée comme le trésor le plus précieux que l’homme puisse souhaiter découvrir, le bien le plus grand dont dépendent tous les autres biens. »

 

 Or on peut y lire :

 

« Mais les impies auront un châtiment conforme à leurs pensées, eux qui ont négligé le juste et se sont écartés du Seigneur. Car malheur à qui méprise sagesse et discipline : vaine est leur espérance, sans utilité leur fatigue, sans profit leurs œuvres ; leurs femmes sont insensées, pervers leurs enfants, maudite leur postérité ! Heureuse la femme stérile qui est sans tâche, celle qui n’a pas connu d’union coupable…Mais la nombreuse postérité des impies ne profitera pas ; issue de rejetons bâtards, elle ne poussera pas de racines profondes… » Sagesse de Salomon (3,10-13 et 4,3)

 

Ces phrases sont-elles le « trésor le plus précieux que l’homme puisse souhaiter découvrir. », d’autant que ce livre contient des pages entières du même style ? Le pape a-t-il émis des réserves sur certains passages de ce livre ? Non.

 

Les discours de Jésus ne contredisent pas ces phrases, ils les confirment. Il faut croire en lui et en Dieu si l’on ne veut pas être définitivement rejeté et condamné.

 

Proclamer vouloir la concorde et la paix dans le monde comme le font les responsables chrétiens est louable, mais ils oublient toujours de préciser que la condition de cette paix est une soumission totale à Dieu et à Jésus et que ceux qui s’y refusent seront punis en conséquence. La doctrine de Jésus, exposée dans les Evangiles, est très claire sur ce point. Il ne doit y avoir qu’un seul troupeau avec un seul pasteur dans le monde.

 

Est-il raisonnable d’espérer obtenir la paix dans le monde à cette condition ?

Ne faudrait-il pas que l’Eglise catholique évite d’écrire dans son catéchisme(2105) :

 

« Les chrétiens sont appelés à être la lumière du monde. »

 

Reprenant ainsi le Sermon sur la Montagne de Jésus,

« Vous êtes la lumière du monde. » Saint Matthieu(5,14).

 

Tous les chrétiens pensent-ils vraiment que le monde serait dans les ténèbres si la croyance en Jésus n’existait plus ?

 

Qui doit-on croire quand on peut lire aussi dans le Coran, à propos des musulmans :

 

« Vous êtes le peuple le plus excellent qui soit jamais surgi parmi les hommes. » Sourate (3,106)

 

Et que l’on peut lire aussi dans la Thora à propos des juifs :

 

« Yahvé t’a choisi pour être son peuple à lui parmi tous les peuples qui sont sur la terre. » Deutéronome(14,3)

 

Quand des religions indiquent vouloir la paix dans le monde et prétendent en même temps être supérieures aux autres, on ne peut être que préoccupé.

 

Quand des religions ont pour objectif d’imposer leur vérité et leur manière de vivre à ceux qui ne pensent pas comme eux, il semble difficile, pour ne pas dire impossible, d’imaginer que les hommes ne s’entretueront plus à cause de leur croyance en Dieu.


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 26 janvier 2011 3 26 /01 /Jan /2011 12:47

Tous les jours, dans toutes les églises du monde, on entend proclamer que Dieu est amour.

Dès sa nomination, le Pape Benoît XVI a tenu à le confirmer dans sa première lettre encyclique dont le titre est « Dieu est Amour ». A la première page, on peut lire ceci :

 

«  Nous avons cru à l’amour de Dieu : c’est ainsi que le chrétien peut exprimer le choix fondamental de sa vie. A l’origine du fait chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive. Dans son Evangile, Jean avait exprimé cet événement pas ces mots : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui (...) obtiendra la vie éternelle »…C’est pourquoi, dans ma première encyclique, je désire parler de l’amour dont Dieu nous comble et que nous devons communiquer aux autres.  »

 

Dans le document de préparation au mariage de l’église catholique, on peut également lire :

 

« Dans l’amour humain, se révèle l’amour infini de Dieu pour chacun. La vie quotidienne des époux trouve sa source dans la fidélité inconditionnelle de Dieu… la Bible est une histoire d’amour. La Bible aide à comprendre comment s’est manifesté l’amour de Dieu. En l’écoutant, vous prendrez votre place dans l’extraordinaire histoire d’amour entre Dieu et l’humanité. »

 

La démonstration de l’amour de Dieu se trouverait donc dans la Bible, texte fondateur de la croyance monothéiste.

Il devrait donc suffire de la lire pour découvrir cette merveilleuse histoire d’amour entre Dieu et l’humanité. Les actions de Dieu y sont décrites dans les premiers chapitres.

La lecture de ces chapitres est édifiante. J’en reproduis ici quelques extraits sachant que je ne saurais trop conseiller de lire ces chapitres dans leur intégralité.

Ainsi dans la Genèse (6,5), qui précède l’Exode, sous les titres « La corruption de l’humanité » et les « Préparatifs du déluge », il est écrit :

 

« Yahvé vit que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre et que son cœur ne formait que de mauvais desseins à longueur de journée. Yahvé se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre et il s’affligea dans son cœur. Et Yahvé dit : « Je vais effacer de la surface du sol les hommes que j’ai créés- depuis l’homme, jusqu’aux bestiaux, aux bestioles et aux oiseaux du ciel- car je me repens de les avoir faits…Pour moi, je vais amener le déluge, les eaux, sur la terre, pour exterminer de dessous le ciel toute chair ayant souffle de vie : tout ce qui est sur la terre doit périr.  »

 

Dieu est-il amour quand il décide d’exterminer tous les êtres vivants existant sur la terre, tous les hommes, femmes, enfants et animaux parce que leur comportement n’est pas satisfaisant à ses yeux ?

 

Dieu est-il amour quand il veut exterminer tous ceux qui se prosternent devant un autre que lui ? (Exode,32,7) :

 

"Yahvé dit alors à Moïse « Allons ! descends, car ton peuple que tu as fait monter du pays d’Egypte s’est perverti. Ils n’ont pas tardé à s’écarter de la voie que je leur avais prescrite. Ils se sont fabriqués un veau en métal fondu, et se sont prosternés devant lui. Ils lui ont offert des sacrifices et ils ont dit : « Voici ton Dieu, Israël, qui t’a fait monter du pays d’Egypte. » Yahvé dit à Moïse : « J’ai vu ce peuple ; c’est un peuple à la nuque raide. Maintenant laisse-moi, ma colère va s’enflammer contre eux et je les exterminerai ; mais de toi je ferai une grande nation."

 

Dieu est-il amour quand il condamne à mort celui qui blasphème simplement son nom ? (Lévitique 20,16) :

 

« Qui blasphème le nom de Yahvé devra mourir, toute la communauté le lapidera. Qu’il soit étranger ou citoyen, il mourra s’il blasphème le Nom. »

 

Ceux qui estiment que blasphémer Dieu doit être puni de la peine de mort, ne font qu’appliquer les lois de Dieu, écrites dans la Bible.

Qui a le droit de faire le tri dans les lois de Dieu ? Qui peut estimer qu’une de ces lois est à appliquer et l’autre à rejeter ?

Car Dieu a dit de tuer celui qui ose le blasphémer et a lui-même exterminé ceux qui ne se prosternaient pas devant lui.

Dieu est aussi très susceptible. Il est vital de bien choisir les qualificatifs qu’on lui donne. Ainsi, Aram, roi des Araméens en conflit avec les Israélites avait dit que Dieu était un Dieu des montagnes. Dieu n’avait pas apprécié ce mot restrictif à son égard et sa sentence fut lourde (Premier livre des rois 20,28) :

 

« L’homme de Dieu aborda le roi d’Israël et dit : « Ainsi parle Yahvé. Parce qu’Aram a dit que Yahvé était un dieu de montagnes et non un Dieu des plaines, je livrerai en ta main toute cette grande foule et tu sauras que je suis Yahvé. » Ils campèrent sept jours les uns en face des autres. Le septième jour, le combat s’engagea et les Israélites massacrèrent les Araméens, cent mille hommes de pied en un seul jour. Le reste s’enfuit à Apheq, dans la ville, mais le rempart s’écroula sur les vingt-sept mille hommes qui restaient. »

 

Dieu a tué 127.000 hommes parce qu’un individu avait osé prétendre qu’il était un Dieu des montagnes et non un Dieu des plaines. Où est l’amour de Dieu pour les hommes ?

Défier Dieu est encore plus risqué. Sennachérib, roi d’Assyrie, avait osé dire que Dieu ne l’empêcherait pas de prendre la ville de Jérusalem (Deuxième livre des rois 19,35) :

 

« Cette même nuit, l’ange de Yahvé sortit et frappa dans le camp assyrien cent quatre-vingt-cinq mille hommes. Le matin au réveil, ce n’étaient plus que des cadavres.  »

 

Dieu a tué 185.000 hommes parce qu’un individu avait osé contester ses pouvoirs. Comment qualifier une telle réaction ?

Dieu n’acceptait pas non plus la critique. Il avait contraint les Israélites à vivre dans le désert après leur sortie d’Egypte. Ils se plaignaient de leurs conditions de vie (Les Nombres 21/5) :

 

« Le peuple parla contre Dieu et Moïse : « Pourquoi nous avez-vous fait monter d’Egypte pour mourir en ce désert ? Car il n’y a ni pain ni eau ; nous sommes excédés de cette nourriture de famine. »

Dieu envoya alors contre le peuple les serpents brûlants, dont la morsure fit périr beaucoup de monde en Israël. »

 

Comment peut-on employer des qualificatifs tels que « Dieu n’est que compassion avec son peuple  » ou « Dieu est amour », à propos d’un tel Dieu ?

Quelques temps après, les Israélites s’établirent dans un endroit appelé Shittim et se livrèrent à la prostitution avec des filles d’une contrée voisine. Mais leurs actions furent plus graves encore car ces filles les invitèrent aux sacrifices de leurs dieux et ils se prosternèrent. Dieu fut naturellement très en colère et dit à Moïse (Les Nombres 25, 4) :

 

« Prends tous les chefs du peuple. Empale-les à la face du soleil pour Yahvé : alors l’ardente colère de Yahvé se détournera d’Israël. »

 

Dieu avait donc demandé à Moïse de le venger. Comme souvent dans pareil cas, celui qui se trouvait être la main de Dieu alla au-delà de ses requêtes. Moïse ne se contenta pas de tuer les chefs mais il ordonna de tuer tous ceux qui s’étaient prosternés devant d’autres dieux. Il n’y eut pas moins de 24.000 morts. Après quelques péripéties, Moïse constata que les femmes qui avaient été la cause de l’infidélité à Dieu, étaient épargnées. Il ordonna alors à ses chefs de guerre (Les Nombres 31,17) :

 

« Tuez tous les enfants mâles. Tuez aussi toutes les femmes qui ont connu un homme en partageant sa couche.  » 

 

Dieu ne trouvera rien à redire à ces massacres. Tuer des enfants sans défense et des femmes est tout à fait normal quand il se sent offensé.

Peut-on vraiment critiquer Moïse quand il ne fait qu’imiter son Dieu ? Les impies et ceux qui les fréquentent doivent mourir.

 

La Bible raconte qui est Dieu. On ne peut pas considérer que le Dieu des religions monothéistes puisse être différent de celui qui est décrit dans la Bible.

A la lecture de l’ensemble des chapitres de la Bible, décrivant les actions de Dieu, on constate que Dieu a tué ou fait tuer des millions d’hommes, de femmes et d’enfants.

Doit-on considérer comme le faisait Staline :

« Un mort, c’est un drame, un million de morts c’est une statistique. »

Par quelle dialectique, est-il possible de qualifier Dieu d’amour quand on lit la Bible ? Il semble nécessaire de se poser cette question.

Massacrer, torturer, menacer ne peuvent pas être des qualificatifs d’amour ou alors il faut changer la définition du mot « amour ». Demander aux hommes de commettre des atrocités et manipuler leurs esprits est à l’opposé d’un acte d’amour.

Comment l’église catholique peut-elle affirmer que la Bible est « une extraordinaire histoire d’amour entre Dieu et l’humanité » ?

Si l’on qualifie Dieu d’amour, ce Dieu ne peut correspondre à celui décrit dans la Bible. En conséquence, soit il en existe plusieurs, soit le Dieu présenté dans la Bible n’existe pas. Une telle conclusion n’est que du bon sens sauf si, naturellement, l’on estime que tuer des millions d’hommes, de femmes et d’enfants, et être d’amour sont compatibles. Mais dans ce cas, il faut le dire clairement et aussi revoir notre appréciation des massacres qui ont eu lieu dans l’Histoire.

De nombreux chrétiens constatent cette contradiction flagrante entre les discours parlant d’un Dieu d’amour et ce que l’on peut lire dans la Bible. Ils ajoutent néanmoins systématiquement que c’est avant tout des Evangiles dont il faut tenir compte et non de l’Ancien Testament, qui ne serait qu’une histoire inventée par des hommes. Une telle déclaration de la part de croyants remet en cause un certain nombre de faits considérés comme historiques par certaines religions, mais c’est un autre problème qu’il n’y a pas lieu d’aborder maintenant.

Il est donc important d’analyser également les textes des Evangiles où se trouvent les déclarations de Jésus, fils de Dieu. Sont-elles réellement une déclaration d’amour pour les hommes ?

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 26 janvier 2011 3 26 /01 /Jan /2011 12:42

Une dépêche de l’AFP du 14/06/2010, reprise par tous les médias, a donné une information de première importance sur la générosité des plus riches pour aider les pauvres.

Son titre et son contenu ne laissent aucun doute :

 

« LES DEUX HOMMES LES PLUS RICHES DU MONDE S’ALLIENT CONTRE LA PAUVRETE :

 

Les deux hommes les plus riches du monde, le Mexicain Carlos Slim et l’Américain Bille Gates, ont annoncé lundi qu’ils investiront, avec l’Espagne, 150 millions de dollars pour améliorer la santé des plus pauvres d’Amérique Centrale et du Mexique.

« Je suis très ému de créer une société avec l’Institut Carlos Slim. C’est vraiment la première société que nous montons ensemble mais je suis sûr que ce ne sera pas la dernière », a déclaré à Mexico Bill Gates, pendant la présentation du projet en présence de l’Infante Cristina d’Espagne...

« La santé est pour moi la première priorité », a dit Bill Gates... L’argent servira à financer des projets pensés et exécutés par la Banque interaméricaine de développement (BID), dans les soins maternels, la nutrition, la vaccination, le paludisme ou la dengue, qui devraient bénéficier à 10 millions de personnes. »

 

Cette dépêche montre ainsi que les hommes les plus riches du monde sont sensibles aux difficultés des pauvres et n’hésitent pas à investir des sommes très importantes pour les aider. N’est-ce pas un bel exemple d’humanité de la part de ces hommes qui sont tant décriés pour l’importance de leur richesse ?

 

Cette annonce mérite pourtant d’être analysée pour vérifier si l’on peut réellement parler d’une alliance contre la pauvreté.

 

On peut constater en premier lieu qu’une somme de 150 millions de dollars répartie sur 10 millions de personnes, représente un investissement de 15 dollars par individu. Si en plus, on sait que cette somme sera donnée sur cinq ans, cela fait 3 dollars d’investissement par an et par individu pour améliorer sa santé. Peut-on raisonnablement penser que c’est suffisant compte tenu du dénuement de ces populations ? De qui se moque-ton ?

 

Aider les pauvres grâce à la création d’une société dont l’objet est de financer des projets qui sont eux-mêmes initiés par une banque dont l’objet est aussi de financer des projets d’aide au développement est pour le moins paradoxale. Faut-il rappeler qu’une société a pour vocation d’être bénéficiaire et de distribuer des dividendes à ses actionnaires ? 

 

Il faut savoir que la dépêche indiquait aussi que Carlos Slim avait une fortune estimée de 53,5 milliards de dollars et Bill Gates 53 Milliards, mais également que cet investissement se faisait sur cinq ans à parts égales avec l’Etat espagnol. Pourquoi créer une société et ne pas faire un simple don à la BID pour lui permettre d’améliorer le financement de ses projets ?

 

De plus, un rapide calcul permet de constater que les 100 millions de dollars sur 5 ans, investis par Carlos Slim et Bill Gates représentent pour chacun d’eux un investissement de 0,0189% de leur capital chaque année. Cet investissement, qui n’est même pas un don, est donc équivalent à l’effort que ferait un Français ayant un patrimoine de 265.000 euros en faisant un don de 50 euros. De qui se moque-ton ?

 

Peut-on s’étonner qu’aucun français faisant un don de 50 euros à une association caritative n’ait le privilège d’une dépêche spéciale de l’AFP afin de montrer l’importance de sa générosité au monde entier ?

 

En conclusion, cette aide contre la pauvreté en Amérique Centrale de Carlos Slim et Bill Gates pour les pauvres d’Amérique Centrale est, relativement à leur niveau de patrimoine, inférieure à ce qu’un Français moyen donne régulièrement aux associations caritatives. Non seulement cela ne mérite pas une dépêche de l’AFP mais cela procède d’opérations de communication particulièrement indécentes.

 

Certes, leurs apports ne se limitent pas à cette opération. Bill Clinton estime que Carlos Slim est un des plus grands philanthropes du monde et Bill Gates a annoncé en 2007 qu’il va donner 95% de sa fortune à sa fondation. Toujours est-il que malgré toutes ces annonces, ils restent, aujourd’hui, les plus riches du monde.

 

La grosse majorité des français est sans aucun doute, beaucoup plus généreuse que ne le sont les plus riches du monde. Par leurs impôts et cotisations, ils sont les champions du monde de la générosité avec quelques pays scandinaves, compte tenu de la part relative de leurs revenus et capitaux qui servent à la redistribution aux plus démunis, même si ce n’est volontaire. Toujours est-il qu’ils ne sont jamais remerciés et encore moins mis en avant pour cette réalité.

 

Quand verra-t-on en France, une étude annuelle donnant l’importance de la part de leurs revenus et capitaux consacrés à la redistribution aux plus démunis sous forme de prestations sociales et aides multiples ?

 

L’objet de cet article n’a pas pour but de faire le procès des riches mais de leur communication. Car contrairement à une idée reçue, en France, la suppression des milliardaires n’améliorerait en rien les conditions des plus pauvres. En effet, le patrimoine des milliardaires dans le monde est d’environ 3.500 milliards de dollars. La confiscation pure et simple de ces fortunes permettrait au maximum de générer un revenu de 140 milliards par an (hypothèse d’un placement à 4%).

 

Cette somme est à comparer aux 3 milliards de pauvres dans le monde, vivant avec moins de 912 dollars par an, suivant les données de la Banque Mondiale.

Si l’on partageait entre tous les pauvres le revenu annuel de la confiscation du patrimoine de tous les milliardaires da la planète, le revenu annuel de ces pauvres augmenterait de 46 dollars soit 0,12 dollar par jour.

 

Il n’est nullement besoin de rajouter à cette démonstration les effets d’une telle confiscation sur l’emploi et l’économie, pour montrer que ce n’est pas en dépossédant les milliardaires de leurs biens que le sort des pauvres serait amélioré.

 

Certains diront qu’il vaut mieux ces investissements que rien. Certes, mais j’aurais aimé lire qu’il s’agissait de dons et non d’investissement qui vont produire des bénéfices. Sait-on que la fondation Bill-et-Melinda-Gates investit 95% de ses fonds dans des investissements rémunérateurs sans lien avec son objet et gérés par des financiers ?

 

On est face à ce qu’on appelle le « charity business », avec ses opérations de communication dont le but est de mettre en valeur la philanthropie des milliardaires et améliorer leur image. On oublie trop souvent que leurs fortunes ont été démultipliées par l’accès aux paradis fiscaux.

 

Doit-on mettre à l’honneur ceux qui ne donnent qu’une partie des profits qu’ils ont fait illégalement ?

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 22 janvier 2011 6 22 /01 /Jan /2011 00:25

 

Un mensonge est une assertion sciemment contraire à la vérité, faite dans l’intention de tromper. (Le Robert)

 

Le pape Benoît XVI dit-il la vérité quand il écrit dans la lettre qu’il vient d’adresser aux catholiques d’Irlande :

 

« Chers frères et sœurs de l’Eglise en Irlande, c’est avec une profonde préoccupation que je vous écris en tant que Pasteur de l’Eglise universelle. Comme vous, j’ai été profondément bouleversé par les nouvelles apparues concernant l’abus d’enfants et de jeunes vulnérables par des membres de l’Eglise en Irlande, en particulier par des prêtres et des religieux. Je ne peux que partager le désarroi et le sentiment de trahison que nombre d’entre vous ont ressenti en prenant connaissance de ces actes scandaleux et criminels et de la façon dont les autorités de l’Eglise en Irlande les ont affrontés... »

 

Le pape indique ainsi clairement qu’il a découvert en même temps que tout le monde que des prêtres ont abusé d’enfants.

 

Il ajoute également :

 

« Aux victimes d’abus et à leurs familles, vous avez terriblement souffert et j’en suis vraiment désolé. Je sais que rien ne peut effacer le mal que vous avez supporté. Votre confiance a été trahie, et votre dignité a été violée. Beaucoup d’entre vous, alors que vous étiez suffisamment courageux pour parler de ce qui vous était arrivé, ont fait l’expérience que personne ne vous écoutait. Ceux d’entre vous qui ont subi des abus dans les collèges doivent avoir ressenti qu’il n’y avait pas moyen d’échapper à leur souffrance. Il est compréhensible que vous trouviez difficile de pardonner ou de vous réconcilier avec l’Eglise. En son nom, je vous exprime ouvertement la honte et le remord que nous éprouvons tous... »

 

Ainsi les victimes n’auraient simplement pas été écoutées quand elles ont essayé de faire cesser les actes dont elles ont été victimes.

 

Ces mots sont repris en France par tous les médias, pour montrer la totale sincérité du pape alors que des dénonciations d’actes de pédophilie au sein de l’église catholique font scandale actuellement en Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Brésil, Espagne, Italie après celles des Etats-Unis et de l’Irlande.

 

La seule question qui se pose réellement est de savoir si Benoît XVI, était informé de ces agissements et s’il les a couverts au lieu de les dénoncer.

Il ne fait aucun doute que la réponse est oui.

 

Il faut savoir que le 16 mars 1962, la Sacrée Congrégation du Saint Office, avait transmis aux archevêques, aux évêques et aux autorités diocésaines y compris celles du rite oriental une instruction écrite, intitulée « Crimen Sollicitationis  », détaillant comment devaient être abordées les « fautes » commises au sein de l’Eglise, dans le domaine sexuel incluant les actes de pédophilie.

 

Il y était mentionné en préalable que « ce texte doit être scrupuleusement classé dans les archives secrètes de la Curie comme strictement confidentiel, il n’a pas à être publié ni joint à aucun commentaire  ».

 

Cette instruction, approuvée et confirmée par le pape Jean XXIII le jour de sa diffusion, indiquait dans le paragraphe 13 de ses préliminaires les procédures à suivre en cas d’accusations contre des prêtres pouvant s’être livrés à des abus sexuels :

 

« Dans ces cas, les accusateurs, ou les dénonciateurs (du prêtre) et les témoins doivent prêter serment de garder le secret.  »

 

La formule E de cette instruction décrivait dans le détail la manière d’enregistrer les dénonciations. Au début de son audition, le dénonciateur devait prêter serment de dire la vérité « en touchant la Bible avec sa main ». Il était également précisé qu’à la fin de son audition, le dénonciateur devait « prêter serment d’observer le secret en touchant à nouveau la Bible », et que ce serment devait être écrit et signé par lui.

 

Doit-on s’étonner, qu’avec de telles procédures, il a fallu attendre l’année 2004 pour apprendre que plus de 10.000 enfants avaient été abusés sexuellement par des prêtres en Irlande depuis 1950 ?

 

Cette instruction imposait également le secret à tous ceux qui, au sein de l’église catholique, étaient chargés et informés de ces affaires sous peine d’excommunication immédiate (latae sententiae), peine la plus lourde du Droit Canon.

 

La personne chargée de l’audition du dénonciateur devait transmettre les procès verbaux à l’autorité qui l’avait déléguée et avait pour obligation de ne conserver aucun document.

 

Le Vatican considérait donc que les viols d’enfants par des prêtres étaient une affaire strictement interne à l’église et qu’il fallait mettre en place des procédures rigoureuses pour qu’elles ne soient jamais dévoilées. Il faut savoir également que dans la quasi totalité des cas, la seule sanction qu’ont eu à subir ces prêtres pédophiles fut une mutation dans une nouvelle paroisse où ils récidivaient.

 

A partir de 1981, le cardinal Ratzinger, futur pape Benoît XVI, fut nommé préfet de la Congrégation pour la Doctrine et la Foi, département du Vatican ayant pour objectif de promouvoir et de protéger la doctrine et les mœurs. Il a donc été l’homme chargé d’appliquer cette directive pendant 24 ans jusqu’à ce qu’il soit élu pape.

Or, il était clairement précisé dans les articles 67 et 74 de cette instruction, que la Congrégation pour la Doctrine et la Foi devait être informée de toute procédure interne contre un prêtre ou un religieux et être destinataire des documents judiciaires et administratifs des décisions concernant les cas les plus graves provenant de tous les pays.

 

Le pape Benoît XVI a donc reçu sur son bureau au minimum des centaines de procédures internes d’actes de pédophilie, conformément à l’instruction « Crimen Solicitationis », qui n’a jamais été supprimée et est toujours en vigueur aujourd’hui. Il a ainsi été régulièrement informé de ces crimes pendant des dizaines d’années et les a couverts. Il avait le pouvoir de faire cesser ces maltraitances et ces viols commis par des milliers de prêtres sur des dizaines de milliers d’enfants, il ne l’a pas fait.

 

Est-il acceptable qu’aujourd’hui, il prétende ne pas avoir été au courant ?

Est-il acceptable que lors d’un voyage aux Etats-Unis en avril 2008, il ait affirmé :

 

« Il est difficile pour moi de comprendre comment les prêtres ont pu ainsi trahir leur mission…Je suis profondément honteux…Un pédophile ne peut pas être prêtre. »

 

Il a pourtant côtoyé des centaines de prêtres qu’il savait pédophiles et n’en a dénoncé, ni renvoyé aucun. Par contre, il imposait le silence aux victimes et à tous ceux qui étaient informés. Faut-il ajouter qu’il en était de même pour tous les évêques et que le secret de la confession n’est pas applicable dans ces cas ?

 

Existe-t-il un autre mot que « mensonge » pour qualifier les paroles du pape qui fait semblant de découvrir des horreurs qu’il a lui-même couvert ?

 

Aucun responsable politique ou social dans un pays démocratique ne pourrait continuer son activité après la divulgation de faits d’une telle ampleur. Ils seraient automatiquement traduits et condamnés en justice pour ne pas avoir informé les autorités judiciaires ou administratives et ne pas avoir empêché que de nouveaux crimes soient commis.

 

Pourquoi le pape et les évêques bénéficient-ils d’une telle mansuétude quand leur silence et leurs décisions ont eu et ont encore pour conséquence de briser totalement la vie de dizaines de milliers d’individus ?

 

Imagine-ton le courage dont doivent faire preuve toutes ces victimes pour raconter ce qu’elles ont vécu?

 

Vous pouvez télécharger l'instruction Crimen Solicitationis en cliquant sur le lien ci-dessous:

 

  CrimenSolicitationis CrimenSolicitationis

 

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 22 janvier 2011 6 22 /01 /Jan /2011 00:21

 

Ces dernières semaines, de nombreux articles ont traité du financement des retraites et de l’Etat. La loi sur les retraites étant votée, il semble difficile de ne pas constater que son application n’aura que peu d’influence sur le déficit de l’Etat. Le déficit de l’Etat restera énorme : 152 milliards d’euros en 2010, avec une prévision de baisse pour les prochaines années qui semble illusoire compte tenu des dépenses qui ne cessent d’augmenter.

 

Qui n’était pas effaré, il y a seulement 8 ans, quand on parlait de dizaines de milliards de francs de déficit ? Aujourd’hui nous en sommes à 1900 milliards de francs en deux ans soit 290 milliards d’euros.

Est-il utile de rappeler qu’un déficit existe quand les dépenses sont supérieures aux recettes ? Fort heureusement la quasi totalité des Français est d’accord pour admettre qu’il n’est pas possible d’accumuler indéfiniment des déficits.

La solution que préconise une majorité d’entre eux est d’augmenter les recettes plutôt que de diminuer les dépenses.

Il suffirait pour cela de faire payer les riches et d’augmenter les prélèvements sur les entreprises.

 

Faire payer les riches ?

 

Cette idée est confirmée dans de nombreux commentaires en invoquant une étude du Crédit Suisse venant de paraître.

Cette étude indique qu’il y aurait en France 2,2 millions de millionnaires en dollars et qu’ils représentent 9% des millionnaires mondiaux. Ramené au nombre d’habitants, la France aurait ainsi plus de millionnaires en dollars que les Etats-Unis qui n’en possèdent que 9,94 millions. La France serait donc plus inégalitaire que les Etats-Unis considérés jusqu’à maintenant comme le symbole du libéralisme sauvage et de l’inégalité.

Personne ne sait comment le Crédit Suisse a trouvé ce chiffre mais c’est écrit... La France serait donc un pays riche dont les richesses seraient mal réparties, les riches n’étant pas assez solidaires.

Pour supprimer le déficit de la France, il suffirait donc de mieux répartir les énormes richesses de notre pays.

 

Qu’en est-il exactement ?

 

D’après la dernière déclaration d’ISF 2009, 560.000 ménages ont déclaré un patrimoine supérieur à 780.000 euros. Ne sont pas compris dans ces patrimoines la valeur des entreprises détenues et dirigées par une même personne ainsi que les oeuvres d’art. Aucune statistique ne permet d’évaluer la valeur de ces entreprises mais le Crédit Suisse a peut-être des informations secrètes...

Le rendement de l’ISF est actuellement d’environ 3 milliards d’euros. On peut imaginer de tripler les taux de l’ISF. Les plus riches seraient ainsi obligés de payer tous les ans plus de 5% de leur patrimoine. Cela aurait certainement pour conséquence une fuite importante de capitaux mais rien n’empêche d’écrire que l’ISF rapporterait 6 milliards d’euros supplémentaires.

Au niveau des revenus, les dernières statistiques du Ministère des Finances sur les revenus 2007, indiquent que 420.000 foyers ont payé plus de 17.000 euros d’impôts sur le revenu. Cela équivaut environ à un revenu de 7000 euros par mois par foyer.

L’ensemble de ces foyers ont déclaré des revenus, y compris les revenus financiers, s’élevant à 80 milliards d’euros. Au lieu de les imposer à 40% pour la tranche maximum et 30% pour les plus values financières, on pourrait augmenter les taux de 20%, soit passer à respectivement 60% et 50%. Comme pour l’ISF, il est fort probable qu’un tel niveau d’imposition ne laisserait pas de marbre certains contribuables et que de nombreux revenus ne seraient plus déclarés en France. Mais rien n’empêche de faire le calcul des gains pour l’Etat. Ils s’élèveraient à environ 16 milliards d’euros.

 

Ainsi, en triplant l’ISF et en augmentant les tranches impôts sur le revenu de 20%, l’Etat encaisserait 22 milliards supplémentaires.

On aura ainsi couvert 15% du déficit de l’Etat et il resterait quand même 130 milliards de déficits à trouver.

On ne peut qu’en conclure qu’imposer les riches à un niveau qui ferait de la France le pays où les riches sont le plus imposés au monde, ne règlerait que très marginalement le déficit abyssal de notre pays. Il ne faut pas oublier non plus qu’aucun gouvernement ne pourra interdire à qui que ce soit de quitter le pays ou d’être payé à l’étranger.

Ce qui est sûr, c’est qu’il faut trouver une autre idée que celle de faire payer les riches si l’on veut ne plus avoir de déficits publics.

C’est d’autant plus important qu’il existe en France l’illusion de vivre dans un pays riche. C’était un pays riche mais il ne l’est plus.

Pour le montrer, il est intéressant de se pencher sur l’évolution de la dette et celle du PIB depuis 2000.

En 2000, la dette était de 826 milliards d’euros et le PIB de 1441 milliards.

En 2010, la dette est de 1614 milliards d’euros et le PIB de 1940 milliards.

La dette a donc augmentée de 788 milliards d’euros quand le PIB n’a augmenté que de 499 milliards.

Si l’on considère que cette dette a été réinjectée dans l’économie nationale et a donc participé au PIB, on peut en déduire que sans la dette le PIB aurait baissé de 289 milliards d’euros à dette constante. Entre 1980 et 2000, la dette a augmenté environ du même montant que le PIB.

L’augmentation de la richesse de la France depuis 1980 est donc une illusion car cette richesse s’est réalisée à crédit et que ce crédit n’a pas été remboursé. Non seulement il n’a pas été remboursé mais il y a près de 300 milliards d’euros à payer en plus.

Doit-on s’étonner que, selon l’INSEE, le patrimoine de l’économie nationale a baissé de 5% entre 2007 et 2009. Il est temps de s’inquiéter sur les méthodes de gestion de l’Etat Français qui ne varie pas depuis 30 ans.

Il est aussi courant d’affirmer que notre système fiscal et de cotisations est très inégalitaire et favorise outrageusement les riches. Le problème est que personne n’indique avec précision quel doit être précisément le niveau de solidarité des uns pour les autres.

Le rôle de l’Etat étant d’apporter les mêmes droits et avantages à tous les citoyens quelques soient leurs revenus, il peut être utile de se pencher sur la contribution de chacun au financement de ces droits communs.

La solidarité est censée s’exercer par les cotisations sociales et l’impôt sur le revenu.

Si l’on compare la participation au budget de l’Etat d’un salaire brut annuel de cadre supérieur de 240.000 euros par mois à celui du salaire brut median des salariés qui est de 24.000 euros, on constate les faits suivant :

Les cotisations sociales annuelles salariés et employeurs ( hors retraites compte tenu de leur redistribution non égalitaire), s’élèvent à environ 9.000 euros pour un salaire de 24.000 euros et 90.000 euros pour un salaire de 240.000 euros.

L’impôt sur le revenu s’élève à environ 1.400 euros pour un salaire de 24.000 euros et de 57.000 euros pour un salaire de 240.000 euros.

Les prélèvements annuels sur les revenus salariaux sont donc de 10.400 euros pour un salaire de 24.000 euros et de 147.000 euros pour un salaire de 240.000 euros.

On constate donc que, du seul fait de son salaire, le cadre supérieur payé 20.000 euros par mois contribue 14 fois plus au financement de l’Etat et de la sécurité sociale que celui qui touche le salaire médian à savoir 2.000 euros. Il n’en recevra aucun avantage supplémentaire de la part de l’Etat, qui le traitera à juste titre, de la même manière que celui qui n’a aucun moyen.

On peut considérer que ce niveau est trop faible ou trop fort mais ce type de calcul permet de mesurer la réalité de la solidarité des plus aisés au financement de l’Etat.

 

 

Faire payer les entreprises ?

 

De nombreux articles font état ces derniers jours du rapport du Conseil des Prélèvements Obligatoires qui fait état de 150 milliards de niches fiscales et sociales au bénéfice des entreprises. Il est régulièrement indiqué qu’il suffirait de les supprimer pour régler le déficit de l’Etat.

Il y a effectivement beaucoup d’éléments à tirer de ce rapport et il ne fait aucun doute que le montant de certaines niches peut être diminué.

Par contre, il ressort de ce rapport que le système des prélèvements et exonérations Français est d’une incroyable complexité et devient totalement illisible. On y apprend par exemple que les contrôles Urssaf des entreprises ont des résultats étonnants :

 

« La complexité du système conduit paradoxalement le redevable à retenir des options qui lui sont parfois défavorables.

Face à des dispositifs dérogatoires difficiles à appréhender, le redevable est conduit à faire des erreurs dans leur utilisation, qui lui sont parfois défavorables.

Ainsi, la part des entreprises bénéficiant d’un remboursement à la suite d’un contrôle parmi les entreprises contrôlées par l’URSSAF (ou « redressements négatifs ») ne cesse de croître (9 % en 2000, 32 % en 2008), de même que la part représentée par les « redressements négatifs » dans l’ensemble des redressements réalisés (6 % en 2000 et 36 % en 2008). »

 

Il faut le lire pour le croire. Une part importante de l’activité (36%) des contrôleurs de l’Urssaf sert à constater que les entreprises ont trop payé de cotisations et à les rembourser. Cela montre la grande honnêteté intellectuelle des contrôleurs de l’Urssaf mais aussi que notre pays marche sur la tête.

On a trop tendance à oublier également la conclusion de ce rapport :

 

« La tendance bien française à privilégier des prélèvements aux taux élevés frappant des assiettes étroites doit par ailleurs être inversée. Comme l’avait souligné le rapport du Conseil consacré aux prélèvements obligatoires des entreprises dans une économie globalisée, l’attractivité du territoire français vis-à-vis des entreprises s’en trouve sans doute handicapée, et ce sans gains budgétaires. La réduction des dispositifs dérogatoires applicables aux entreprises contribuerait à favoriser des bases larges et des taux bas...

S’il apparaît possible à l’issue de cette étude d’identifier des pistes d’économies significatives, l’examen de nombreux dispositifs dérogatoires applicables aux entreprises met également en évidence que le gain budgétaire attendu de la réduction de certaines dispositifs est sensiblement inférieur au coût de la mesure tel qu’il est évalué.

En effet, toute modification d’un dispositif dérogatoire conduit les entreprises à s’adapter rapidement à ce nouveau contexte, en optimisant leur charge de prélèvement. Les entreprises disposant d’une activité internationale bénéficient de possibilités d’adaptation accrues, dans un monde de plus en plus concurrentiel. La poursuite de l’harmonisation fiscale au niveau européen constitue dans ce cadre une nécessité.

En ce sens, la démarche de rationalisation et de réduction des dépenses fiscales et niches sociales doit être volontariste et pragmatique. Elle ne saurait toutefois suffire à elle seule à remédier à la dégradation de nos finances publiques. »

 

Ainsi, il ne faut pas rêver, quoiqu’en disent certains, la suppression des niches fiscales des entreprises n’est pas la solution au déficit. L’impôt sur les sociétés s’élève actuellement à 50 milliards d’euros et il sera très difficile de gagner quelques dizaines de milliards sans toucher à leur compétitivité.

 Le rapport indique clairement que le système est à réformer afin d’avoir des taux bas sur des bases larges et afin d’être plus compétitif au niveau international. On est loin d’une préconisation d’augmentation des cotisations et des impôts.

 

En conclusion, prétendre que l’on pourra régler le déficit de l’Etat Français en imposant plus les riches et les entreprises est faux car leurs revenus ne sont pas à la hauteur des déficits.

Qu’on le veuille ou non, la seule solution sera une diminution drastique des dépenses et plus on attendra pour la réaliser, plus la chute sera brutale.

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 21 janvier 2011 5 21 /01 /Jan /2011 23:53

Toutes les religions affirment qu’elles ne reçoivent aucune subvention de l’Etat.

L’Etat affirme ne donner aucune subvention aux religions.

Est-ce bien la réalité ?

 

Il semble utile de rappeler au préalable certains articles de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat :

 

Article 2.

La république ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.

 

Concernant les associations cultuelles créées pour subvenir aux frais, à l’entretien et à l’exercice public d’un culte, on peut également lire :

 

Article 19.

Elles ne pourront sous quelques formes que ce soit, recevoir des subventions de l’état, des départements et des communes. Ne sont pas considérées comme subventions les sommes allouées pour réparation aux édifices affectés au culte public.

 

La loi est très claire, l’Etat ne peut fournir aucune aide financière aux différentes religions pour subvenir à leurs charges de fonctionnement.

 

Et effectivement, les religions catholique, protestante, musulmane et juive communiquent toutes qu’elles ne reçoivent aucune subvention de l’Etat et qu’il leur est nécessaire de faire appel à la générosité de leurs membres.

Ainsi les religions ne vivraient que des dons. On peut pourtant lire, par exemple, sur le site internet du diocèse de Paris :

 

« Si vous voulez donner 150 euros, vous pouvez verser 440 euros (car 290 euros seront déduits de vos impôts). »

 

L’association religieuse reçoit ainsi 440 euros d’une personne qui n’en a donné en réalité que 150 euros. C’est donc bien l’Etat qui paye la différence en acceptant de percevoir moins d’impôts de la personne qui fait un don à son église. En effet, l’Etat accepte que 66% d’un don à une association cultuelle soit déduit de son impôt sur le revenu dans la limite de 20% de son revenu imposable. Une entreprise peut également faire un don à une église. Elle pourra, dans la limite de 0,5% de son chiffre d’affaire, déduire de son impôt sur le revenu ou société, 60% du montant de ce don.

 

Le crédit d’impôt est un coût pour l’Etat. Or cette déduction fiscale est transférée intégralement aux différentes religions.

 

Comment ne pas appeler un tel avantage une aide financière de l’Etat aux églises et donc une subvention sous une forme indirecte. Il semble difficile d’admettre que cet avantage soit conforme à l’article 19 de la loi de 1905.

 

On trouve ainsi des centaines d’associations cultuelles catholiques, protestantes, musulmanes et juives qui reçoivent des dons déductibles à hauteur de 66% de l’impôt sur le revenu des donateurs.

 

Afin de pouvoir bénéficier de cet avantage fiscal sur les dons et legs, une association non cultuelle doit être reconnue d’utilité publique. Or suivant les indications contenues sur le site associations.gouv.fr, pour être reconnue d’utilité publique une association ou une fondation doit oeuvrer pour l’intérêt général et agir sur le plan national. Il semble difficile d’admettre que les associations cultuelles répondent à ces critères. Il s’agit donc d’un privilège donné aux religions. Mais il faut également reconnaître, en consultant la liste des associations reconnues d’utilité publique publiée par le ministère de l’intérieur, que la majorité d’entre elles ne répondent pas non plus à ces critères.

 

La question est de savoir quelle est l’importance de ce financement de l’Etat aux religions, sachant qu’il ne provient pas seulement de déductions sur l’impôt sur le revenu mais aussi sur l’ISF et des exonérations de droits de successions, de mutation et du prélèvement de 20% sur les assurances vie.

 

L’Etat ne donne aucune information sur le montant des déductions et exonérations d’impôts au profit des associations et fondations religieuses. Il est néanmoins évident qu’il se chiffre en centaines de millions d’euros.

 

Toutes les religions en profitent, mais l’église catholique en est la principale bénéficiaire compte tenu de son importance. A ce titre, il est très intéressant d’analyser les éléments qu’elle fournit sur ce sujet. Ils sont édifiants et méritent d’être connus.

 

La consultation du site internet de la Conférence des Evêques, eglise.catholique.fr, permet de connaître les différentes ressources de l’église catholique en cliquant sur « Donner et léguer à l’église catholique ».

 

Il est indiqué au préalable, que la première source de revenus est le « denier de l’église » qui représente « 30% des ressources globale de l’église catholique. Une ressource essentielle destinée à assurer la vie matérielle des prêtres et la rémunération des laïcs salariés. »

En rentrant plus dans le détail, il apparait que les chiffres ne sont pas toujours très clairs, mais il est possible d’en faire une synthèse.

 

On peut ainsi lire sur l’article « Les ressources de l’église » :

 

« En 2007, ont été collectées en France métropolitaine, 481,46 millions d’euros (legs non compris) répartis de la manière suivante :

Denier de l’église (dons collectés annuellement), 208,8 millions (soit 43,4%).

Quêtes, 141,52 millions d’euros (soit 29,4%).

Casuel (offrandes faîtes à l’occasion des mariages, enterrement, baptêmes), 74,28 millions d’euros (soit 15,4%).

Offrandes de messe (dons effectués pour faire célébrer une messe à une attention particulière), 56,86 millions d’euros soit (11,8%). »

 

Le denier de l’église catholique provenant de dons déductibles à hauteur de 66% de l’impôt sur le revenu est de 208,8 millions d’euros, on peut en déduire que l’Etat subventionne indirectement l’église catholique d’un montant de près de 140 millions d’euros tous les ans, ceci représentant 20% de son budget de fonctionnement. Est-ce normal ?

 

D’autant plus que ce ne sont pas les seules aides financières fournies par l’état.

Il est aussi possible pour un particulier de faire un don à l’église dont il déduira non plus 66%, mais 75% de son ISF dans la limite annuelle globale de 50.000 euros.

Suivant la même logique que pour le denier, quand un particulier donnera en réalité 15.000 euros, l’église recevra 60.000 euros parce que l’Etat aura fourni une aide de 45.000 euros. L’avantage est considérable, mais les associations diocésaines n’y ont pas droit. Seules certaines fondations reconnues d’utilité publique peuvent en bénéficier du type de la Fondation Abbé Pierre. L’église catholique possède une telle fondation : la Fondation nationale pour la protection sanitaire et sociale du clergé de France.

 

On peut se demander pourquoi elle a été reconnue d’utilité publique car elle sert depuis 1987 à recevoir des dons permettant aux diocèses de financer une partie de leurs cotisations sociales obligatoires (CAVIMAC) et complémentaires (Mutuelles Saint Martin). Cette activité s’est progressivement étendue aux religieux et religieuses. Son site internet précise également, que la fondation développe des actions pour la création, la mise aux normes et l’agrandissement de maisons de retraites, souvent médicalisées et qu’elle aide d’autres organismes, notamment la Délégation catholique pour la coopération, pour le financement de la couverture sociale des séminaristes volontaires à l’étranger. Pourquoi la couverture sociale des prêtres et des évêques est-elle d’utilité publique ?

 

Une telle fondation a normalement l’obligation de présenter un rapport financier. Or les seuls chiffres disponibles sur son site internet et téléchargeable comme étant le plan d’actions et d’objectifs pour la période 2007-2012, sont ceux de 2006 faisant état d’un nombre de dons reçus de 5922 pour un montant 1.105.909 euros, de l’octroi de 11 prêts pour un montant de 997.296 euros et des subventions accordées de 59.881 euros. Ces chiffres datent donc d’avant 2007, année qui a permis de recevoir des dons déductibles de l’ISF à hauteur de 75% grâce à la loi TEPA.

 

Doit-on s’étonner qu’un membre du Conseil d’Etat, plus haute juridiction administrative française, figure au conseil d’administration de cette fondation et qu’il ne soit pas attentif à ce que cette fondation publie un rapport financier détaillé et à jour ?

 

Juridiquement les associations diocésaines n’ont pas droit à des dons bénéficiant de cet avantage fiscal sur l’ISF. Pourtant, voilà ce qu’on peut lire sur le site internet du diocèse de Grenoble-Vienne :

 

« Donnez du sens à votre ISF en faisant un don au diocèse de Grenoble-Vienne pour ses prêtres...

Pour permettre au diocèse de Grenoble-Vienne de bénéficier de votre don, celui-ci devra être effectué à la Fondation nationale pour la protection sanitaire et sociale du clergé de France qui bénéficie, en qualité de fondation reconnue d’utilité publique, d’un dispositif fiscal particulier. En effet, les associations diocésaines n’ayant pas le statut de fondation, ne peuvent pas bénéficier des dons en réduction de l’ISF. La FNPSSCF reversera au diocèse de Grenoble-Vienne, l’intégralité des dons qu’elle recevra en sa faveur...

Un chiffre...5.645 euros, c’est le coût moyen annuel des cotisations vieillesse et santé pour chaque prêtre du diocèse de Grenoble-Vienne.

Un autre exemple...13.400 euros, c’est le coût moyen annuel de la formation d’un séminariste. »

 

Les cotisations vieillesse des prêtres et la formation des séminaristes peuvent donc être financées à hauteur de 75% par l’état grâce à un transfert d’une fondation habilitée à une association non habilitée à recevoir des dons déductibles de l’ISF. Est-ce bien normal ?

 

Après les dons déductibles à hauteur de 66% de l’impôt sur le revenu et les dons déductibles à hauteur de 75% de l’ISF, restent les legs donné à l’église catholique par testament.

Il faut savoir qu’ils sont exonérés totalement de droits de succession. Ce que l’on lègue à ses enfants ou à sa famille est imposable, mais pas ce que l’on lègue à l’église. Il est intéressant de consulter à ce sujet la brochure explicative « Legs-donations-assurances vie », téléchargeable au chapitre « dons et legs » sur le site internet de la Conférence des Evêques. Il s’agit d’un véritable traité de conseils fiscaux et mérite qu’on s’y intéresse. Voilà ce qu’on peut y trouver :

 

« Quelques recommandations autour du bénéficiaire du legs :

 

 Indépendamment des grandes associations connues, il existe de nombreuses associations de type loi de 1901 autour de l’église que des donateurs souhaitent quelquefois aider : toutes ne sont pas habilitées à recevoir des legs en exonération de droits de succession. Il faut donc s’en assurer. Dans la pratique des dossiers de succession sont bloqués, certains legs ne peuvent être délivrés parce que le bénéficiaire indiqué dans le testament n’est pas suffisamment bien déterminé ou n’a pas la capacité requise. »

 

Il est donc fortement conseillé de léguer à l’église et non aux associations « autour de l’église ». Le premier argument, faut-il s’en étonner, est fiscal grâce au privilège des associations cultuelles. Le deuxième est le risque de blocage du legs. Faire peur est toujours efficace...

 

« Eviter le « legs à mon curé » »

 

Pourquoi ce conseil sans autre explication ?

 

« Eviter le legs pour rénover l’église communale, à moins que ce soit pour le remplacement, l’embellissement du mobilier liturgique, la sonorisation, l’orgue, les bancs, le chauffage, car l’entretien proprement dit de l’église, propriété de la commune, relève de cette dernière. »

 

Ne peut-on pas considérer ce conseil comme scandaleux ? Pourquoi faudrait-il éviter de léguer son patrimoine afin de rénover des églises ?

 

« Legs à une congrégation religieuse : elles sont habilités à recueillir des legs et des donations en exonération de droits lorsqu’elles sont légalement reconnues. Mais un legs à l’association diocésaine peut être réalisé pour que cette dernière puisse promouvoir et favoriser le développement de la vie religieuse dans le diocèse. »

 

Le terme « éviter » n’est pas employé mais il est fort probable que le résultat soit le même, à savoir pousser à un legs au bénéfice exclusif de l’église catholique.

 

« Legs à la télévision catholique : il faut léguer à la « Fondation Notre Dame pour la télévision catholique, siège social à 75018 Paris, 7 rue Saint Vincent (reconnue d’utilité publique).

 

Il est pour le moins étonnant qu’une chaine de télévision religieuse appelée KTO puisse être financée par des legs exempts de tout droit de succession.

Créée en 1999 sous le nom de Société Internationale de Télévision et de Communication, avec des actionnaires prestigieux tels que Hachette, AXA, Studio canal, Lafarge, Belvision, elle a consommé quelques dizaines de millions de capitaux avant de passer en 2008 en association loi 1901. Sur son site internet, il est indiqué qu’après avoir failli cesser d’émettre en 2006 :

 

« Le moment était venu d’adopter un modèle de financement pérenne : l’appel aux dons et le statut juridique qui lui correspond : celui d’une association loi 1901. Depuis avec la même confiance que les ordres mendiants...KTO ne vit que de dons. KTO ne s’inquiète pas parce qu’elle sait pouvoir compter sur vous. »

 

On peut s’étonner que la forme associative soit considérée comme permettant un financement pérenne. De même, se comparer aux ordres mendiants semble légèrement exagéré quand on sait que l’Etat finance plus du tiers de ses charges.

Car sur le site internet de KTO , on trouve la phrase classique : « Un don de 48 euros me coûte 16 euros après déductions fiscales. »

Sont précisés naturellement les 66% d’avantage fiscaux sur l’IR et les 75% sur l’ISF.

 

Comment est-ce possible sachant que l’association KTO n’est pas reconnue d’utilité publique ? Il est indiqué que la Fondation KTO( on ne sait pas si elle est différente de l’association KTO), est placé sous l’égide de la fondation Notre Dame, et c’est naturellement la fondation Notre Dame et non la fondation KTO qui adressera au donateur un reçu fiscal. Pour recevoir des dons bénéficiant d’avantages fiscaux, il n’est donc nullement nécessaire d’être reconnue d’utilité publique. Faut-il s’étonner de voir exploser, depuis quelques années, le montant des dons déductibles de l’IR et de l’ISF ?

On peut également lire sur le site de KTO :

 

« ...Les français passent chaque jour trois heures devant la télévision. Les nouvelles générations sont celles de l’image. Comment passer à coté de ce puissant moyen de diffusion de l’évangile ? N’est-ce pas à nous de prendre les moyens pour qu’elles puissent faire grandir les hommes ? Leur donner envie de connaître le Christ, les Evangiles, son Eglise ?

 KTO, chaine de télévision gratuite, ne reçoit aucune subvention. Elle vit grâce à la générosité des chrétiens. Plus de 100.000 personnes soutiennent déjà la chaine et garantissent son indépendance et la qualité de ses émissions, tout en évitant que ses programmes soient envahis par la publicité. le coût des programmes est 125 fois inférieur à celui des autres chaines généralistes : 12 euros la minute tout compris !

C’est pourquoi la télévision catholique a besoin de trouver chaque jour que Dieu fait, les moyens de financer ses programmes ; nous avons confiance dans l’Esprit Saint et nous avons confiance en vous pour que vive et grandisse la télévision catholique. Pour que l’évangile puisse rayonner dans des millions de foyers, depuis les postes de télévision. »

 

Les responsables de cette télévision ont raison de faire confiance à l’Esprit Saint. Il leur a permis d’être couvert par une fondation reconnue d’utilité publique et d’être ainsi financé essentiellement par l’Etat.

 

Mais revenons à la brochure explicative « Legs-donations- assurances vie ».On peut y lire ces phrases étonnantes :

 

« Non, un legs à l’Eglise ne lèse pas votre famille.

Compte tenu des règles fiscales, tout en faisant un legs à l’Eglise, vos neveux peuvent recevoir le même montant qu’ils auraient eu sans ce legs. »

 

Incroyable, mais vrai. Cela mérite quelques explications.

On ne s’étonnera pas de trouver sur cette brochure un nombre important de modèles de testament destinés sans aucun doute à aider celles et ceux qui ne savent pas comment transmettre leur patrimoine.

Il y en a sept, qui permettent dans tous les cas de figure de léguer son patrimoine à l’église. En voici un exemple :

 

« - Tout léguer à l’Association diocésaine et faire des legs particuliers (à des neveux ou autres)

 

Ceci est mon testament qui révoque toute disposition antérieure.

Je soussignée Madame Claude Marie DURANT, veuve de Monsieur Jean Dupont, née à Boulogne sur Mer (Pas de Calais), le 15 janvier 1928, demeurant à GRAND (85000), 28 rue des Mésanges,

institue pour ma légataire universelle l’Association Diocésaine de..., dont le siège est à (adresse) à charge pour elles de délivrer les legs particuliers suivants, nets de frais et de droits :

Nature ou valeur : ................

 A Mr, Mme ou Mlle :...........................

Nature ou valeur :............................

 A Mr, mme ou Mlle :...........................

Fait à GRAND, le 3 janvier 2006

(signature)

 

NB : Dans ce cas la valeur léguée aux personnes ne doit pas dépasser ce qu’il leur serait revenu après impôts, si elles avaient reçu la totalité de l’héritage. »

 

Ce NB mérite une explication que l’on peut trouver sur le site du diocèse de Coutances et d’Avranches intitulée :

 

« UNE FORMULE ORIGINALE : FAIRE BENEFICIER VOS PROCHES ET L’EGLISE CATHOLIQUE

 

Il y a plusieurs façons d’aider l’Eglise en faisant un legs. Parmi d’autres, cette formule originale mérite d’être mieux connue. Ainsi à titre d’exemple, vous pouvez faire un legs à l’Eglise tout en privilégiant vos neveux (sans frais et droits particuliers). Il existe aujourd’hui une formule simple qui dégage vos proches de tous soucis.

 

Comparons à l’aide du tableau ci-dessous :

 

VOS NEVEUX SEULS

  

Vous disposez d’un patrimoine de 300.000 euros

Vous léguez tous vos biens à vos neveux en supposant qu’ils sont trois.  

Vos neveux paieront 45% de droits de succession, après un abattement personnel de 7818 euros et une réduction sur le montant à payer de 2 398 euros, soit dans notre cas, 122 446 euros.  

Il leur restera net en héritage 177 952 euros (hors frais d’actes).  

Tout le reste va à l’Etat. 

Dans ce cas, votre patrimoine produit en tout 177 952 euros pour vos neveux (et rien pour l’Eglise).

 

VOS NEVEUX ET L’EGLISE

 

Vous disposez d’un patrimoine de 300.000 euros 

Vous faites un legs universel à l’Eglise (Association diocésaine). L’Eglise reçoit le bénéfice de votre legs soit 300 000 euros nets (puisque l’Association Diocésaine est exonérée des droits de succession).

Mais vous souhaitez que vos neveux reçoivent la somme qu’ils auraient eue s’ils avaient hérité directement.

Dans votre testament, vous confiez à l’Association Diocésaine le soin de réserver un « legs particulier » (net de frais et de droits) à vos neveux. Ils toucheront donc 177 952 euros d’ « héritage ».

L’Association Diocésaine s’acquittera, à leur place, des droits de 45% après abattement et réduction, soit 67 126 euros (hors frais d’actes).

L’Eglise gardera pour elle 54 921 euros. 

Dans ce cas, votre patrimoine produit 177 952 euros pour vos neveux plus 54 921 euros pour l’Eglise. 

 

Note : s’il s’agit de parents plus éloignés (au delà du 4ème degré) ou de non-parents, les droits indiqués ci-dessus seront de 60% après abattement de 1 564 euros. Mais attention ! Cette formule n’est pas faite pour détourner la loi, et concerne prioritairement un soutien à l’Eglise. »

 

La démonstration est parfaite et ressemble à une « production  » miraculeuse au bénéfice de l’église. Faut-il s’étonner que l’église n’indique pas que, par cette « formule originale », c’est l’Etat qui est lésé de 54 921 euros ? Il est difficile d’imaginer que des croyants s’opposent à un tel montage puisque l’église leur prouve qu’il est transparent pour leurs héritiers. Ils ne font qu’une bonne action de plus comme le montre ces passages contenus dans la brochure sur les legs :

 

« Pour votre famille, un legs à l’Eglise est un acte chargé de sens, c’est un message de votre part, une affirmation de votre foi, de vos convictions profondes, de vos choix et de vos priorités au-delà de la mort. »

 

« Le testament, dans la Bible, c’est d’abord une alliance, un pacte :

Dans l’Ancien Testament, c’est l’Alliance conclue entre Dieu et son peuple Israël.

Dans le Nouveau Testament, c’est l’Alliance conclue par le Christ, entre Dieu et toute l’humanité,

c’est la nouvelle et éternelle alliance.

Dans une Alliance, chacun s’engage : « Je serai votre Dieu et vous serez mon peuple. »

Chacun donne et chacun reçoit.

Dieu aime le premier et il nous donne le premier.

Nous ne pouvons que lui rendre. »

 

Pour que le message soit bien compris, sont ajoutés des commentaires de testateurs et d’un prêtre :

 

« Ce que j’ai reçu, Dieu me l’a donné, je veux le lui rendre. »

« Dans ma vie l’Eglise m’a aidé : à ma mort, je L’aide pour qu’Elle vive. »

« Héritier du Christ, je lègue à mon tour à son Eglise. »

« Ce que j’ai reçu de l’Eglise, je Le lui rends. »

 

Un croyant sincère peut-il résister à de tels arguments ? Il faut rendre à Dieu ce qu’il nous a donné en faisant un testament au profit de l’église catholique.

Qui est responsable de cet énorme détournement d’impôts ? S’agit-il d’un abus de droit, d’autant plus que les sommes peuvent être considérables. Il n’est plus question de quelques dizaines ou centaines d’euros mais il peut être question de centaines de millions d’euros que l’Etat accepte de ne pas percevoir pour qu’ils soient portés au crédit des religions. Dans ce cas, faut-il noter également qu’il n’y a aucune participation directe du particulier ? Les montants perçus par l’église proviennent intégralement de l’Etat.

L’église catholique a parfaitement compris le bénéfice qu’elle peut tirer de cet avantage considérable.

On apprend sur le site de la Conférence des Evêques, que les diocèses ont créé un poste de « délégué-legs » :

 

« Depuis 2007, une large majorité de diocèses ont nommé un « délégué-legs » : spécialement mandaté par l’évêque, il a pour mission de promouvoir les legs à l’Eglise auprès des fidèles du diocèse. Ce n’est pas un spécialiste du règlement des successions mais plutôt un communicant.

La conférence des évêques de France a mis à disposition des « délégués-legs » un certains nombre d’outils : ces affiches, flyers, dépliants, panneaux, textes pour internet et pour d’autres supports...reprennent tous les mêmes visuels, mais peuvent être adaptés par chaque diocèse en fonction de ses besoins.

Des outils plus techniques- brochure explicative pour le grand public et pour les notaires...- sont également à la disposition des délégués-legs. Il appartient à chaque délégué-legs de déterminer ce qu’il lui parait le plus adapté à son diocèse : affichage, mailing, réunions d’information, page internet dédiée du site diocésain, rendez-vous avec les notaires, etc. »

 

Il semble difficile de douter de l’efficacité de telles actions qui se passent de commentaires. Il y a tout lieu de penser que les legs représentent pour l’église catholique des centaines de millions d’euros.

 

Les députés qui ont permis ce détournement d’impôts en connaissent-ils le montant ? En tout état de cause, il est impossible aujourd’hui de continuer à affirmer que l’état ne subventionne pas les religions : car si les informations précédentes concernaient l’église catholique, les religions protestantes, musulmanes et juives profitent également des mêmes avantages.

 

Est-ce à l’Etat de participer largement aux frais de fonctionnement des religions comme c’est le cas actuellement ?

 

Il semble nécessaire qu’un débat soit lancé sur ce sujet.

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 21 janvier 2011 5 21 /01 /Jan /2011 23:45

 

Le 8 octobre 2010, recevant des cardinaux à Rome, le Président de la République Française a prononcé un discours qui ne respecte pas la Constitution et la Loi de 1905 concernant la séparation de l’Eglise et de l’Etat :

 

« La France n’oublie pas qu’elle a avec l’Église 2000 ans d’histoire commune et qu’elle partage avec elle, aujourd’hui, un trésor inestimable de valeurs morales, de culture, de civilisation qui sont inscrites au cœur de son identité.

 

L’Église avec les moyens spirituels qui lui sont propres, la République française avec les moyens politiques qui sont les siens, servent un grand nombre de causes communes.

 

Que veulent-elles ?
Elles veulent la justice.
Elles veulent l’équilibre.
Elles veulent la paix.
Elles veulent la fraternité.

 

Alors pourquoi ne se parleraient-elles pas ?
Pourquoi ne travailleraient-elles pas ensemble ?

Elles n’ont pas les mêmes responsabilités mais elles ont la même exigence contre tout ce qui porte atteinte à la dignité de la personne humaine.
C’est le devoir de l’Église envers tous les hommes.
C’est le devoir de la France envers tous les peuples.

Alors pourquoi ne réuniraient-elles pas leurs efforts ?

 

Je crois à la distinction du spirituel et du temporel comme un principe de liberté.
Je crois à la laïcité comme un principe de respect.


Mais l’Église ne peut pas être indifférente aux problèmes de la société à laquelle elle appartient en tant qu’institution, pas plus que la politique ne peut être indifférente au fait religieux et aux valeurs spirituelles et morales. Il n’y a pas de religion sans responsabilité sociale, ni de politique sans morale.

 

Alors pourquoi, chacune s’efforçant de comprendre l’autre et de la respecter, chacune restant à sa place et dans son rôle, mais conscientes qu’elles aient des idéaux communs, l’Église et la République française ne seraient-elles pas davantage aux côtés l’une de l’autre pour proposer à l’humanité un sort meilleur que celui qui lui semble promis aujourd’hui par l’accumulation de tant de déséquilibres et d’injustices ? ... » 

 

Le Président de la République Française a-t-il oublié une fois de plus que la France est depuis plus d’un siècle un pays qui ne reconnait aucun culte conformément à l’article 2 de la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l’Etat ?

 

Il est particulièrement grave qu’un Président de la République confonde ses convictions religieuses avec celles de la France.

 

Le Président de la République Française a-t-il oublié une foi de plus que l’Etat Français n’a pas de religion et qu’il se doit d’être neutre dans son fonctionnement et dans son rapport avec les religions ?

 

La République Française veut-elle la même justice, le même équilibre, la même paix, la même fraternité que l’Eglise catholique ?

 

Faut-il rappeler que l’Eglise catholique interdit :

Le polythéisme, l’idolâtrie, la superstition, l’irréligion, l’athéisme, l’agnosticisme, le blasphème, l’avortement, l’euthanasie directe, l’adultère, la pornographie, la prostitution, les actes homosexuels, la stérilisation, la contraception, l’insémination artificielle, la fécondation artificielle, le divorce, la cohabitation, le concubinage, l’acte sexuel avant ou en dehors du mariage.

 

Est-cela le « trésor inestimable de valeurs morales » ?

 

La France doit-elle se servir de ces interdictions pour définir ce qu’est la justice, l’équilibre, la paix et la fraternité ?

 

La France et l’Eglise catholique ont-elles la même notion de la dignité de la personne humaine quand on lit ces interdictions ?

 

Ces interdictions sont extraites du dernier document de catéchisme de l’Eglise catholique datant de 2005, élaboré sous la direction du cardinal Ratzinger et validé par la majorité des cardinaux et des présidents des Conférences épiscopales, dans lequel on trouve aussi :

 

« Le plus grand désir de l’homme, c’est de voir Dieu. C’est le cri de tout son être : « Je veux voir Dieu. » En effet l’homme réalise son bonheur vrai et total dans la vision et la béatitude de celui qui l’a créé par amour et qui l’attire à lui dans son amour infini. »

« Même si la foi est au-dessus de la raison, il ne pourra jamais y avoir contradiction entre la foi et la science, parce que l’une et l’autre ont Dieu pour origine. C’est Dieu lui-même qui donne à l’homme la lumière de la raison et la foi. »

« Le monde a été créé pour la gloire de Dieu... »

« L’homme a été créé pour connaitre, servir et aimer Dieu... »

« Le chrétien doit témoigner de la vérité évangélique dans tous les domaines de son activité publique et privée, même au prix du sacrifice de sa vie, si cela est nécessaire. Le martyre est le témoignage suprême rendu à la vérité de la foi. »

 

Est-ce pour respecter ce devoir qu’en janvier 2008 Nicolas Sarkozy a prononcé un discours, en Arabie Saoudite, où il affirmait, au nom de la France :

 

« Finalement, le Dieu unique des religions du Livre, Dieu transcendant qui est dans la pensée et le cœur de chaque homme.

Dieu qui n’asservit pas l’homme, mais le libère.

Dieu qui est le rempart contre l’orgueil démesuré et la folie des hommes.

Dieu qui par delà toutes les différences ne cesse de délivrer à tous les hommes un message d’humilité et d’amour, un message de paix et de fraternité, un message de tolérance et de respect… »

 

La morale nécessaire à la politique doit-elle s’inspirer de la morale prônée par L’Eglise catholique ?

 

L’Etat Français et l’Eglise catholique ont-ils des idéaux communs qui, rassemblés, permettraient à l’humanité d’envisager un avenir meilleur ?

 

La France est composée essentiellement de catholiques, de protestants, de musulmans, d’agnostiques et d’athées.

 

Tous ces hommes et ces femmes n’ont pas la même notion de la justice, de l’équilibre, de la paix, de la fraternité et de la dignité de la personne humaine.

 

On ne peut pas promulguer des lois comme celle interdisant les signes religieux dans les écoles publiques et en même temps faire la promotion publique d’une religion, surtout quand on a été élu Président de la République Française.

 

Nicolas Sarkozy, dans de nombreux discours, ne respecte pas l’article 1er de la Constitution Française qui stipule :

 

« La France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances... »

 

Faut-il rappeler l’avis du Conseil d’Etat du 3/05/2000, Dlle Marteau, qui stipulait :

 

« 1°) Il résulte des textes constitutionnels et législatifs que le principe de liberté de conscience ainsi que celui de la laïcité de l’Etat et de neutralité des services publics s’appliquent à l’ensemble de ceux-ci ;

 

2°) Si les agents du service de l’enseignement public bénéficient comme tous les autres agents publics de la liberté de conscience qui interdit toute discrimination dans l’accès aux fonctions comme dans le déroulement de la carrière qui serait fondée sur leur religion, le principe de laïcité fait obstacle à ce qu’ils disposent, dans le cadre du service public, du droit de manifester leurs croyances religieuses ;

Il n’y a pas lieu d’établir une distinction entre les agents de ce service public selon qu’ils sont ou non chargés de fonctions d’enseignement ;

 

3°) Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que le fait pour un agent du service de l’enseignement public de manifester dans l’exercice de ses fonctions ses croyances religieuses, notamment en portant un signe destiné à marquer son appartenance à une religion, constitue un manquement à ses obligations ;

Les suites à donner à ce manquement, notamment sur le plan disciplinaire, doivent être appréciées par l’administration sous le contrôle du juge, compte tenu de la nature et du degré de caractère ostentatoire de ce signe, comme des autres circonstances dans lesquelles le manquement est constaté ;

 

Le présent avis sera notifié au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, à Mlle Julie MARTEAUX, au ministre de la fonction publique et de la réforme de l’Etat et au ministre de l’éducation nationale ;

Il sera publié au Journal officiel de la République française. »

 

Le Président de la République Française n’est pas un agent de l’Etat. Il en est le chef, il parle au nom de la France, en particulier à l’étranger. A ce titre, il n’a pas le droit de « manifester ses croyances religieuses. »

 

Il est particulièrement grave qu’un Président de la République ne respecte pas une loi aussi importante que celle concernant la séparation des Eglises et de l’Etat ainsi que la Constitution Française.

 

Faut-il rappeler que, selon l’Eglise catholique, le citoyen ne doit pas, en conscience, obéir quand les prescriptions des autorités civiles s’opposent aux exigences de l’ordre moral qu’elle a défini :

« Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes »

 

En se situant au-dessus des lois de la République et en ne les respectant pas, on peut se demander si Nicolas Sarkozy n’est pas dans la stricte application de ce commandement.

 

Le Président de la République Française n’est pas élu pour parler de Dieu et pour sauver le monde comme s’il était détenteur d’une mission divine.

 

Un Président de la République n’est pas élu pour glorifier une religion qui prétend être le « sel de la terre » et la « lumière du monde » et qui par ses interdictions s’opposent à la liberté de pensée et de conscience, ainsi qu’aux lois de la République.

 

La liberté religieuse est un des fondements de notre démocratie mais un état laïc impose qu’aucune religion ne soit favorisée et que ceux qui le représentent, en particulier son chef, soient d’une totale neutralité dans leur fonction publique.

 

Les manquements à cette neutralité sont condamnés par les tribunaux administratifs quand il s’agit d’agents de l’Etat. Son chef ne peut pas l’être...

 


 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 21 janvier 2011 5 21 /01 /Jan /2011 18:57

 

On attend d’un livre d’histoire qu’il nous informe sur la réalité des temps passés. A ce titre, il a les mêmes fonctions qu’un dictionnaire. On doit pouvoir le consulter sans avoir à se demander si les faits qui y sont relatés correspondent à la réalité ou non. Ils doivent être une source d’informations rigoureuses et exactes.

Les Editions Larousse ont publié en 2006, une encyclopédie en 5 volumes, grand format, intitulée « Histoire du monde  », qui doit être rééditée prochainement. Ces ouvrages, suivant les propres termes de l’éditeur, « proposent une vision panoramique des évènements les plus importants qui, dans chaque grande aire de civilisation, ont marqué l’histoire du monde ».

Les évènements historiques y sont classés par période et par région du monde.

Le premier tome est consacré à l’Antiquité avec une préface écrite par Claude Mossé, professeur émérite à l’université de Paris VIII et directrice scientifique de ce tome, dans laquelle on peut lire :

 

« Entre 1400 et 1200 (avant J.-C.), l’Egypte traverse une grave crise religieuse sous le règne d’Akhénaton, le pharaon adorateur du soleil. C’est aussi à ce moment qu’un petit peuple nomade, venu du centre de l’Asie, se retrouve asservi en Egypte ; il se libérera sous la conduite de Moïse, qui saura s’attirer les faveurs du pharaon. Belle histoire, qui fonde « l’élection » du peuple juif et donnera naissance, quelques siècles plus tard, à la première religion monothéiste… »

 

Or il n’existe à ce jour, malgré les innombrables recherches archéologiques, aucun élément ayant permis de trouver une seule confirmation de cette histoire. De plus, l’esclavage n’existait pas en Egypte à cette époque. Personne n’a jamais découvert la moindre trace de Moïse et d’un peuple juif, esclave d’un pharaon. Sa seule source se trouve dans la Bible qui est donc considérée ici comme historiquement fiable. Or actuellement, aucun historien sérieux n’utilise la Bible comme base historique.

Faut-il rappeler ce qu’ont écrit les archéologues Israel Finkelstein et Neil Asher Silberman dans leur livre « La Bible dévoilée  » :

 

«  La saga historique que nous conte la Bible - depuis la rencontre entre Dieu et Abraham, qui incita ce dernier à émigrer vers Canaan, jusqu’à la libération des enfants d’Israël du joug de la servitude, sous la conduite de Moïse, suivie de l’émergence et de la chute des royaumes d’Israël et de Juda – ne doit rien à une quelconque révélation miraculeuse ; elle est le brillant produit de l’imagination humaine.  »

 

Ces archéologues dont le premier dirige l’Institut d’archéologie de l’université de Tel-Aviv, ne peuvent pas être soupçonnés de vouloir nier l’histoire du peuple juif, étant juifs eux-mêmes. Ils ne font que rapporter la réalité des faits.

Les Editions Larousse ne se livrent donc pas à une simple déformation de la réalité mais à une présentation comme historique de « faits » qui ne se sont jamais déroulés.

Dans ce premier tome, la période 1400-1200 avant J.-C. comprend 20 pages pour l’histoire du monde entier dont la présentation sur la première page est la suivante :

 

« Vers 1300 avant J-C, quand Ramsès II monte sur le trône d’Egypte, un peuple nouveau fait son entrée dans l’histoire du monde. Après avoir fui l’Egypte, les Hébreux se lancent à la conquête du pays de Canaan, « un heureux pays, pays de torrents et de sources d’eaux qui sourdent de l’abîme dans les vallées comme dans les montagnes, pays de froment et d’orge, de vigne, de figuiers et de grenadiers, pays d’oliviers, d’huile et de miel ». Ils y imposent la croyance en un seul Dieu.  »

 

On ne peut être qu’étonné de lire que, pendant cette période, l’histoire du monde se résumerait à ce qui se serait passé au Moyen Orient avec pour évènement essentiel, la naissance d’un peuple, les Hébreux, qui imposerait le monothéisme. Un tel évènement aurait dû laisser des traces. Or elles sont totalement inexistantes.

On peut être étonné également d’y trouver l’extrait d’un discours de Moïse dans la Bible (Deutéronome 8,7-8) pour décrire le pays de Canaan.

Pour les auteurs de cette encyclopédie, les Hébreux étaient en Egypte à cette époque et ils leur consacrent un chapitre entier dont le titre est : « Proche Orient, Les origines des Hébreux » et qui commence ainsi :

 

« En 1336 avant notre ère, les Hébreux font leur entrée dans l’histoire avec une inscription égyptienne du règne de Mineptah, premier document écrit concernant Israël.  »

 

En réalité, le règne de Mineptah, appelé aussi Mérenptah, s’est déroulé entre -1213 et -1204 et non en -1336. Une telle erreur est pour le moins gênante dans un livre d’histoire sauf si on cherche à tout prix à faire concorder des dates avec certaines indications de la Bible. Par contre il est exact que de nombreux archéologues considèrent que l’on a trouvé pour la première fois un texte écrit qui mentionnerait le nom d’Israël.

Il s’agit d’une stèle datant du début du XIV ème siècle avant J-C dont le dos a été gravé avec des hiéroglyphes en -1208 pour célébrer les victoires du pharaon Mineptah. Elle a été découverte en 1896 par un Anglais, Flinders Petrie.

Claire Lalouette, égyptologue, en donne une traduction intégrale dans son livre « L’empire des Ramsès  ». Le passage qui serait le premier document concernant Israël est le suivant :

 

« Une grande joie est advenue en Egypte et la jubilation monte dans les villes du Pays bien-aimé. Elles parlent des victoires qu’a remporté Mérenptah sur le Tjehenou…

Défait est le pays des Tjehenou.

Le Hatti est paisible.

Canaan est dépouillé de tout ce qu’il avait de mauvais.

Ascalon est emmené.

Gezer est saisie.

Yenoam devient comme si elle n’avait jamais existé.

Israël est détruit, sa semence n’est plus.

La Syrie est devenue une veuve pour l’Egypte.

Tous les pays sont unis ; ils sont en paix…  »

 

Le terme « Israël » vient de la traduction d’hiéroglyphes à valeur phonétique réalisée par Flinders Petrie lui-même, à savoir :

 

«  isrAr  »

 

Ces cinq lettres sont les seuls et uniques éléments à la disposition des historiens, qui permettent de prétendre que les Hébreux feraient leur entrée dans l’histoire. Et ce serait en dehors de l’Egypte. Rien d’autre n’a été découvert à ce jour. Il faut savoir que les seules données archéologiques de leur présence dans ce pays datent du VI ème siècle avant J.-C., soit sept siècles plus tard sur l’île d’Eléphantine.

Ce chapitre qui résume la Genèse et l’Exode contenus dans la Bible présentent également deux encadrés.

Le premier concerne les ancêtres d’Israël :

 

«  La Bible appelle « patriarches » les premiers descendants d’Adam et Eve, célèbres pour l’âge fabuleux que chacun d’eux a atteint. Ces premiers hommes commettent faute sur faute, le premier crime étant celui de Caïn, qui tua son frère Abel. A cause de ces fautes, le Seigneur se repentit d’avoir créé l’homme sur la terre » et détruisit sa création. Ici se situe le célèbre épisode du déluge et de l’arche de Noé, seul homme à trouver grâce devant l’Eternel. Les races humaines descendent des fils de Noé : Cham, Japhet et Sem, ce dernier étant l’ancêtre d’Abraham et des Sémites. »

 

Ainsi, au début du XXIème siècle, dans une encyclopédie historique Larousse, on reprend le concept des races issues des fils de Noé. Une telle affirmation est consternante de la part d’historiens. Faut-il rappeler que la Bible n’en fait nullement mention et qu’il a été créé par les musulmans et les chrétiens dans l’unique objectif de justifier l’esclavage des noirs ?

Le deuxième encadré concerne la Bible :

 

« La Bible est le best-seller absolu. Or, si elle raconte une histoire, elle est loin d’être un livre d’histoire. L’HISTORICITE DE LA BIBLE Ses auteurs se soucient peu d’historicité, mais veulent avant tout faire connaître la volonté de Dieu. Ils utilisent des sources différentes, venues de plusieurs tribus, empruntent des mythes aux peuples qu’ils rencontrent, sans se soucier des invraisemblances ou des anachronismes. La tradition orale est très ancienne, mais le texte n’a été fixé que très tardivement. La découverte des manuscrits de la mer Morte a fait progresser notre connaissance des textes, mais c’est l’archéologie qui fournit les apports les plus précieux, infirmant ou corroborant le récit biblique.  »

 

Il est donc précisé que la Bible ne serait pas un véritable livre d’histoire mais que l’archéologie permettrait, parfois, d’accréditer le récit biblique tout comme le pourraient les manuscrits de la mer Morte. Une telle affirmation est totalement fausse. Non seulement, aucune recherche archéologique n’a permis d’attester le récit biblique de cette époque, mais les fameux manuscrits de la mer morte, ayant été écrits entre 250 ans avant J.-C. et 28 ans après J.-C., ne peuvent absolument pas confirmer ou infirmer des évènements qui auraient eu lieu dix siècles avant. Quand on affirme que la Bible n’est pas un livre d’histoire mais que l’on prétend en même temps, que certains de ses récits correspondraient à la réalité, on travestit la vérité et l’on permet à la croyance en Dieu d’être justifiée.

Car quand on lit dans une histoire du monde publiée par Larousse, des passages tels que :

 

« …Il n’est pas certain qu’Abraham ait réellement existé ; son nom a peut-être été recréé à partir du mot « hébreu » pour donner à ce peuple un ancêtre mythique. Les sources non bibliques confirment le déplacement de patriarches, ces ancêtres dont parle la Genèse, depuis la cité d’Our en Mésopotamie jusqu’en pays de Canaan… »

« …Originaire de la tribu de Lévi, Moïse est le premier personnage de la Bible dont l’existence soit à peu près certaine ; il aurait vécu à l’époque de Ramsès Ier (mort en 1312 av J.-C.), mais plus probablement vers 1250…  »

 

On ne peut être qu’enclin à considérer que ceux qui prétendent que la Bible est une fable, sont des ignorants ou des menteurs. Comment peut-on prétendre que l’existence de Moïse est à peu près certaine alors qu’aucune recherche archéologique n’en a jamais trouvé la moindre trace ?

On trouve également dans cette encyclopédie un chapitre intitulé «  Proche Orient, Adam et Eve  ».

Le texte principal et les textes d’explications des illustrations représentant des tableaux anciens dépassent l’entendement, car la Bible y est reproduite sans aucune indication sur l’irréalité du récit. Comment expliquer la présence d’Adam et Eve dans un livre d’histoire ? Il aurait été acceptable de présenter Adam et Eve comme une croyance ayant duré jusqu’au XIXème siècle. Mais, ne reproduire que la Bible oblige à penser qu’ils ont réellement vécu.

Adam et Eve font ainsi partie de l’histoire du Proche Orient. On est loin de la définition du mot « histoire » dans le dictionnaire Larousse : « Science qui étudie le passé de l’humanité, son évolution. »

Après la période 1400-1200, suit l’étude de la période 1200-970 avant J.-C. On y trouve 20 pages pour retracer l’histoire du monde. L’histoire des Hébreux continue sur quatre d’entre elles et commence ainsi :

 

«  Proche Orient. Les Hébreux en Terre promise. Il faudra près de deux cents ans aux hébreux pour prendre la Terre promise aux populations qui y sont installées. La conquête est menée par des « Juges », chefs de tribus chargés de faire régner la paix.  »

 

Là encore, le texte résume la Bible avec la vie de David, dans un royaume riche et prospère. La Bible devient un véritable livre d’histoire et aucune mention ne vient préciser son manque total d’historicité.

On peut s’étonner que la période choisie s’arrête en 970 et non pas en 1000 par exemple. Elle doit correspondre à un évènement très important. L’explication est toute simple, la date de -970 correspond à la fin du chapitre sur les Hébreux :

 

« A sa mort, en 970 avant notre ère, David est assez puissant pour faire reconnaître Salomon comme roi de l’ensemble des tribus. »

 

La mort de David supposée en 970, sachant qu’aucune recherche archéologique n’a permis de corroborer cette date, clôture ainsi une période de l’histoire du monde.

La période suivante est 970-800 avant J.-C. Elle comprend 20 pages dont quatre consacrées au « Proche-Orient, le Royaume Juif » qui commencent ainsi :

 

« Dans la Bible, les « Livres des Rois » racontent l’histoire du règne de Salomon et de ses successeurs, dont les épisodes « merveilleux » sont des témoignages de l’intervention divine.  »

 

Toute cette période est résumée en s’inspirant exclusivement de la Bible. La question est encore une fois de savoir si elle peut représenter une source historique fiable.

Or quelle est la réalité des dernières recherches archéologiques ? On la trouve dans le livre « Les rois sacrés de la Bible, à la recherche de David et Salomon  », d’Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman :

 

« L’écart entre l’art et la littérature, d’un côté, et les données historiques et archéologiques, vérifiables et documentées, de l’autre, nous ont conduits à prendre les mythes fondateurs pour ce qu’ils sont : des visions partagées d’anciennes identités communautaires, exprimées avec puissance et talent, dignes d’intérêt, certes, mais qu’il serait faux d’interpréter de façon littérale comme des exposés fiables de véritables évènements. C’est le cas de David et Salomon, introduits dans le récit biblique comme les pères fondateurs de l’ancien Etat israélite. Pourtant, nous pouvons l’affirmer aujourd’hui- et nous le prouverons avec une abondance de détails dans cet ouvrage-, la plupart des célèbres épisodes de l’histoire biblique de David et Salomon sont soit fictifs, soit douteux sur le plan historique, soit considérablement exagérés. Dans les chapitres qui vont suivre, nous démontrerons, preuves archéologiques à l’appui, qu’il n’y a jamais eu de monarchie israélite unifiée comme celle décrite par la Bible… Sur toute la période située entre le XVIème siècle et le VIIIème siècle avant notre ère, Jérusalem n’a livré aucun indice qui puisse permettre de penser qu’elle ait été une opulente cité, la capitale d’un vaste royaume. Les données suggèrent clairement qu’elle n’était qu’un gros village, dont les habitants, peu nombreux, vivaient sur la partie nord du promontoire, près de la source de Gihon. A en juger par le seul point de vue de l’archéologie, Jérusalem, durant tout cet intervalle multiséculaire- comprenant les règnes de David et Salomon- n’était probablement rien de plus qu’une bourgade, plutôt pauvre, non fortifiée, nichée au sommet d’un promontoire, couvrant une superficie d’environ un hectare et demi, au maximum deux… En termes historiques, cela signifie que les villes que David était supposé avoir conquises étaient encore des centres de culture cananéenne durant toute la durée de son règne présumé à Jérusalem. Quant aux monuments attribués à Salomon, témoins présumés de la grandeur de son Etat, ils ont été en réalité construits par les rois de la dynastie Omride, qui régnaient sur le royaume israélite du Nord durant la première moitié du IXème siècle. Par conséquent, l’archéologie, loin d’avoir démontré la fiabilité historique du récit biblique, nous a au contraire contraints à réévaluer radicalement la nature de la société de Juda et d’Israël au Xème siècle avant notre ère.  »

 

Ainsi les dernières recherches archéologiques sont sans équivoques : la Bible ne peut servir de base historique pour décrire les époques de David et Salomon. Dans le passé, certains pouvaient douter d’une telle affirmation car elle reposait sur l’inexistence d’informations. Aucune recherche ne confirmait ni n’infirmait la Bible. Aujourd’hui par contre, toutes les découvertes avec des datations précises démontrent, sans ambiguïtés, son caractère imaginaire.

Il faut noter que de nombreux croyants s’opposent fermement aux démonstrations des archéologues et cherchent par tous les moyens à décrédibiliser leurs découvertes. Il leur est impossible d’accepter que la Bible ne décrive pas des faits réels.

Il n’est pas contestable d’affirmer que la Bible a influencé l’histoire du monde.

Il n’est pas contestable de la mentionner comme étant le fondement de la vie de nombreux peuples depuis son écriture au VIIème siècle avant J.-C.

Par contre, l’utiliser aujourd’hui pour décrire dans le détail l’histoire du Proche-Orient dans l’antiquité relève de la falsification. Il n’est pas acceptable de faire des Hébreux un peuple, qui aurait marqué l’histoire de l’antiquité dans le monde, quand on sait que cela ne repose sur aucune réalité. Au début de notre ère, la terre était peuplée d’environ 250 millions d’habitants, les Hébreux n’étaient que quelques dizaines de milliers et pratiquement aucun texte ne parle d’eux.

Pendant des siècles, on a cru que la terre était plate et qu’elle était le centre de l’univers. On a découvert un jour que tout cela était faux et la connaissance du monde a pu commencer à se développer.

Pendant des siècles, on a cru que ce qui était raconté dans la Bible était vrai. On a découvert depuis des dizaines d’années que tout cela était faux. Continuer à utiliser la Bible comme une référence historique devrait relever maintenant de la révision historique et du prosélytisme religieux.

Qu’une encyclopédie de l’histoire du monde proposée par les Editions Larousse, participe à cette désinformation est particulièrement grave. Quand on lit ce genre d’ouvrage, on ne doit pas se poser de questions sur la véracité des faits qui y sont exposés. On ne doit pas douter de la fiabilité et de l’objectivité de ce qui y est écrit. Ce n’est malheureusement pas le cas et le pire est de constater que personne n’en a contesté le contenu.

Quel est le but poursuivi par les Editions Larousse et Claude Mossé en particulier, en donnant aux Hébreux une importance dans l’antiquité qu’ils n’ont jamais eu et en accordant à certains passages de la Bible une réalité historique dont il a été prouvé qu’ils relevaient de l’imagination humaine ?


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 21 janvier 2011 5 21 /01 /Jan /2011 13:50

 

On savait déjà que l’Eglise catholique considérait l’athéisme parmi « les faits les plus graves de notre société », cette affirmation étant écrite dans son « Directoire général pour la catéchèse ». Mais l’on ne savait pas pourquoi.

L’explication vient enfin d’être apportée par le pape Benoît XVI.

En effet, dans un message du 6/08/2010 « aux jeunes du monde », afin de les inviter aux XXVI èmes journées mondiales de la jeunesse en 2011 à Madrid, le pape a affirmé :

 

« Or l’expérience enseigne qu’un monde sans Dieu est un enfer où prévalent les égoïsmes, les divisions dans les familles, la haine entre les personnes et les peuples, le manque d’amour, de joie et d’espérance. A l’inverse, là où les personnes et les peuples vivent dans la présence de Dieu, l’adorent en vérité et écoutent sa voix, là se construit très concrètement, la civilisation de l’amour, où chacun est respecté dans sa dignité, où la communion grandit avec tous ses fruits. » 

 

Ce message a été repris par les principaux medias et a été diffusé dans toutes les églises catholiques du monde entier ainsi que sur tous les sites internet catholiques. On peut donc considérer que des centaines de millions de personnes en ont eu connaissance.

Ce message du pape est très important car il informe enfin sur la réalité de la vie des athées et des dangers de l’athéisme. Il est d’autant plus important que ceux qui ont été dès leur naissance baignés dans la religion peuvent ne pas connaître cette triste et dangereuse réalité.

 

Ainsi, « les jeunes du monde » doivent savoir que l’athéisme a pour conséquence un monde si atroce qu’il est un enfer.

Ils doivent savoir également que l’égoïsme prime chez les athées et qu’ils sont frustrés d’amour. Ils sont aussi en manque de joie et d’espérance. Leurs familles sont divisées et plus grave encore, ils sont porteurs de haine entre les personnes et les peuples.

Par contre, quand on vit avec la présence de Dieu, c’est le bonheur assuré, l’humanité connait une véritable « civilisation de l’amour » et les hommes se respectent enfin.

Face à de telles affirmations, on est en droit de se demander dans quel monde vit le pape. De quels peuples et de quels hommes parle-t-il ?

Les athées seront certainement étonnés de la manière dont le pape les décrit et du danger qu’ils représentent. Il est difficile de ne pas en conclure qu’ils sont les responsables de tous les conflits, de tous les massacres et des explosions de haine que l’on constate actuellement.

 

Néanmoins, la lecture de ce message du pape m’a conduit à me demander jusqu’à quel point une grande majorité de croyants de toutes religions pouvait adhérer à cette description de l’athéisme et des athées. Je pense que cette description est largement partagée.

Aussi, il m’a semblé nécessaire de proposer une analyse factuelle de l’athéisme.

 

Du fait de sa terminaison en « isme », l’athéisme se doit d’être une doctrine, une théorie, une idéologie. Elle est par définition la doctrine des athées.

Cette doctrine s’exprime en quelques mots : la négation de toutes les divinités tant qu’il ne sera pas prouvé par des preuves tangibles qu’elles peuvent exister. Rien de plus, rien de moins.

C’est certainement la plus simple des doctrines humaines au point qu’on est en droit de se demander si on peut l’appeler doctrine. D’autant plus qu’elle a pour seul but de nier l’existence d’êtres dont il n’a jamais été apporté la moindre preuve de leur réalité.

L’athéisme n’est que le refus du dogme des religions sur l’existence d’un ou des dieux tant qu’on ne leur a pas prouvé le contraire. Il n’est donc pas aussi un dogme comme certains l’affirment, mais son contraire, puisque ce principe peut à tout moment être remis en question.

Doit-on rappeler que le refus des dogmes est le fondement du raisonnement scientifique ?

Il est donc tout à fait cohérent d’affirmer comme Antonio Lopez Campillo et Juan Ignacio Ferreras :

 

« L’athéisme est un isme sans doctrine spécifique ; il se nourrit de la pensée et des découvertes d’autrui, celles des physiciens, des chimistes, des biologistes, des géologues, des anthropologues, des historiens et tant d’autres chercheurs dans le monde. »

 

Mais il est utile d’ajouter que l’athéisme se nourrit avant tout de l’absence totale de preuves de l’existence de dieux.

 

Ainsi les athées ne vivent pas avec l’idée qu’un dieu peut les guider, les contrôler, les punir, les récompenser. Ils ne croient pas à la vie éternelle, et ne se prosternent devant aucune statue.

C’est tout ce que les athées ont en commun. Cela en fait-il une idéologie, une doctrine ?

L’athéisme ne se pratique pas car ce n’est qu’une non-pratique. Ce n’est pas plus une croyance car c’est une non croyance. Prétendre que l’athée est un croyant, c’est considérer qu’un non-conformiste est un conformiste, qu’un non-violent est un violent, qu’un non-voyant est un voyant, etc...

 

L’athéisme ne propose aucune morale, aucune manière de vivre, aucune rencontre, aucune politique, aucune philosophie, aucune idole, aucun texte fondateur, aucun système de pensée, aucune communauté, aucun sentiment, aucun maître, aucune soumission.

L’athéisme n’interdit rien, n’impose rien. Il n’a aucune vision particulière de la société si ce n’est qu’il refuse qu’elle soit soumise à un dieu. L’athéisme n’interdit à personne de croire en Dieu mais implique un refus aux croyants à prétendre diriger la société au nom de ce même Dieu.

L’athéisme ne propose aucune clé du bonheur, ne conseille, ni ne promet rien.

L’athéisme ne peut pas s’imposer et ne peut donc pas être totalitaire car on ne peut imposer ce qui n’est qu’une façon de penser même si elle est aussi simple que l’athéisme.

 

L’athéisme s’arrête à sa définition. Dès que l’on veut aller un peu plus loin que sa définition, on peut trouver autant d’athéismes que d’athées.

Un athée peut être raciste, antiraciste, criminel, bienfaiteur, égoïste, généreux, lâche, courageux, violent, doux, cruel, compatissant. Rien ne définit un athée si ce n’est qu’il est en accord avec l’athéisme comme simple négation des divinités.

Un athée tel Xavier Beauvois peut réaliser un film comme « Des hommes et des Dieux » que la Conférence des évêques de France a qualifié de « chef-d’oeuvre de paix ».

Comment un athée a-t-il pu réaliser un tel « chef d’oeuvre de paix » alors qu’il est censé vivre dans la haine si l’on en croit le pape ?

Faut-il rappeler qu’aucun massacre n’a jamais été perpétré au nom de l’athéisme ? Personne n’a jamais tué au nom de l’athéisme.

 

Il n’y a pas d’athéisme intégriste, fondamentaliste ou extrémiste ou alors tous les athées sont intégristes, fondamentalistes ou extrémistes. On n’est pas plus ou moins athée. L’athéisme n’a pas évolué depuis sa définition. Les athées que l’on traite d’intégristes, de fondamentalistes ou d’extrémistes sont des athées qui ont adhéré à une doctrine particulière en plus de leur athéisme.

Les anticléricaux sont souvent considérés comme des athées extrémistes alors qu’ils adhèrent à une idéologie qui ne concerne pas que les athées. De nombreux croyants sont anticléricaux.

L’athéisme n’est par sa définition ni anticlérical, ni anti-religions.

Des athées peuvent être anticléricaux ou anti-religions, d’autres ne le sont pas.

L’athéisme ne donne de justification à aucun comportement si ce n’est de ne pas aller dans un lieu de culte pour y prier Dieu. Est-ce un danger pour l’humanité ?

 

Une doctrine par définition enferme, donne un cadre. Dans ce cas, l’athéisme serait plutôt une non-doctrine puisqu’il ne fait que s’opposer aux doctrines liées à la croyance en l’existence de dieux. Il n’est concerné par aucun autre sujet.

L’athéisme ne devrait jamais entraîner des débats compliqués sur sa nature car il se rapporte à un sujet qui n’est pas relatif. Un dieu existe ou non. Il n’existe pas en partie ou de manière relative.

L’athéisme n’affirme rien à priori puisqu’il ne fait que répondre à l’affirmation,

« un dieu existe », en demandant des preuves de cette affirmation et en indiquant que tant que ces preuves ne seront pas données ou que des arguments crédibles de la possibilité de son existence ne seront pas fournis, cette affirmation ne peut pas être validée.

Tous les enfants du monde naissent sans Dieu dans leur cerveau. L’athéisme peut donc être considéré comme naturel. Une éducation n’est pas nécessaire pour être athée. L’idée de Dieu vient de l’éducation. Il y a encore quelques siècles, cette idée de Dieu pouvait être simplement le constat de la totale méconnaissance des mécanismes de l’univers et du fonctionnement humain. Il n’y avait aucune raison de ne pas adhérer à l’idée de Dieu qui permettait de donner des explications au fonctionnement de l’homme et de l’univers. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

A titre de comparaison, on peut prendre l’existence ou non des extra-terrestres. Si il est aujourd’hui impossible de donner des preuves de l’existence des extra-terrestres, il existe par contre des arguments scientifiques crédibles de la possibilité de leur existence. C’est la raison pour laquelle il n’existe pas d’équivalent à l’athéisme concernant les extra-terrestres.

L’athéisme dans sa définition générale, ne se démontre pas puisqu’il est impossible de démontrer qu’aucun dieu n’existe. Par contre, l’athéisme quand il s’applique à des dieux en particulier peut se démontrer. Il existe en effet deux sortes de dieux :

 

- ceux qui sont définis comme n’ayant aucune action sur les hommes et l’univers. Leurs définitions ne peuvent pas être soumises à vérification. Il est impossible de démontrer leur existence ou leur inexistence.

 

- ceux qui sont définis comme agissant sur les hommes et l’univers. C’est le cas du Dieu des monothéistes et de certains dieux de la mythologie. Leurs définitions peuvent être soumises à vérification et il doit être possible de démontrer leur existence ou leur inexistence.

 

Ainsi, il est parfaitement possible de démontrer, par exemple, que les déesses greques Héméra et Nyx n’existent pas car elles sont censées apporter le jour et la nuit sur la terre indépendamment du soleil. Le fait de démontrer que le jour et la nuit dépendent du soleil prouve l’inexistence de ces déesses.

Pour affirmer qu’un être existe, on doit pouvoir prouver que ce qui le caractérise est une réalité. A l’inverse, quand on prouve que ce qui caractérise un dieu est faux, l’on démontre que ce dieu, tel qu’on l’a défini n’existe pas. Quand ses caractéristiques s’appliquent au monde du réel, elles sont accessibles à la vérification. Son analyse va ainsi permettre de savoir si ce dieu existe ou non. Cette analyse est tout à fait possible pour le Dieu monothéiste qui est décrit comme donnant la vie et décidant de la mort, comme aidant les pauvres et sauvant les opprimés, etc... Défini comme ayant une action sur le monde réel, l’action du Dieu des monothéistes doit pouvoir être vérifiée. Si elle ne l’est pas, c’est que ce dieu n’existe pas.

L’athéisme est donc, dans certains cas, justifié par l’analyse des faits et des découvertes qui ont amélioré les connaissances sur l’homme et l’univers. Il est néanmoins essentiellement justifié par l’absence totale de preuves de l’existence de dieux. Les athées ne sont que des hommes et des femmes qui sont dans l’attente de ces preuves pour modifier leur façon de penser. Ils ne font que raisonner suivant des principes qui sont à la base de l’évolution des connaissances humaines.

Considérer ce raisonnement comme dangereux montre clairement que l’Inquisition n’est pas de l’histoire ancienne mais reste dans l’esprit de nombreux responsables religieux.

 

Le pape par son message stigmatise les athées en estimant qu’ils sont dangereux pour l’humanité. Doit-on considérer qu’il respecte les athées dans leur dignité et qu’il prône une civilisation de l’amour ?

Pour l’Eglise catholique, la civilisation de l’amour a pour conséquence le rejet de ceux qui ne pensent pas comme elle. Doit-on continuer à la considérer comme une autorité morale ? Il semble temps de se poser la question.

Prétendre que dans un monde sans Dieu, soit celui où vivent les athées, prévalent les égoïsmes, les divisions dans les familles, la haine entre les personnes et les peuples, le manque d’amour, de joie et d’espérance est non seulement contraire à la réalité mais il est le contraire d’un message de paix.

Ce n’est pas un monde sans Dieu qui est un enfer où règne la haine comme l’affirme le pape, mais un monde sans éducation et sans règles de vie commune.

Or l’athéisme ne proposant, ni ne rejetant aucune éducation, ni règles, parce que ce n’est tout simplement pas son objet, ne peut en rien être responsable de l’action individuelle ou collective de qui que ce soit.

Les religions estiment que c’est à elles de guider l’humanité en cherchant à imposer leur vision d’un monde soumis à leurs dieux. Un tel comportement ne peut que créer des conflits et des drames. L’athéisme par son principe de négation des divinités est en opposition avec cette volonté et indique que les religions n’ont aucun monopole à revendiquer sur ce sujet. Ni plus, ni moins.

 

La liberté de pensée et de conscience est certainement un des plus grand progrès de l’humanité. Les religions revendiquent à juste titre cette liberté fondamentale mais en stigmatisant l’athéisme comme il le fait, le pape ne la respecte pas.

Est-il acceptable de revendiquer une liberté pour soi et de la refuser aux autres ?

L’athéisme ne conteste à personne le droit de croire en Dieu et de pratiquer la religion qu’il a choisi.

Un monde sans Dieu n’est certainement pas un enfer mais un monde où l’homme est considéré comme le seul responsable de ses actes.

Est-ce un problème grave pour l’humanité comme le prétendent les religions ? 


Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 21 janvier 2011 5 21 /01 /Jan /2011 12:29

 

Est-il vrai qu’il est impossible de démontrer que Dieu n’existe pas ?

Est-il vrai que Dieu est amour, qu’il aide les pauvres et les faibles, qu’il libère les opprimés ?

Est-il vrai que Dieu donne la vie et décide de la mort, qu’il a créé l’homme et l’univers ?

Est-il vrai que la Bible relate des faits historiques ?

Est-il vrai que les religions ont contribué aux progrès de l’humanité ?

Est-il vrai que les religions ont été opposées à l’esclavage et qu’elles ont été à l’origine des droits de l’homme ?

Est-il vrai que les religions sont pour l’égalité des êtres humains et pour une justice au service des plus vulnérables ?

 

L’objet de ce livre est de répondre à toutes ces questions avec précision et objectivité. Son but n’est pas de provoquer, mais de démontrer par l’exposé de faits et de documents incontestables et vérifiables, que l’essentiel de ce qui est dit sur Dieu et les religions ne correspond pas à la réalité. Il montre aussi comment les dernières recherches sur le cerveau permettent d’expliquer la permanence de la croyance en Dieu et pourquoi la contestation de certaines découvertes scientifiques est inquiétante pour l’avenir de l’humanité.

Que l’on croie ou non en Dieu, il faut lire ce livre qui révèle de nombreuses informations inédites incitant à un véritable débat.

 

 

« Pour atteindre la vérité, il faut une fois dans sa vie se défaire de toutes les opinions qu’on a reçues, et reconstruire de nouveau tout le système de ses connaissances. » René Descartes

 

                                                           

 

Ce livre est à télécharger gratuitement en cliquant sur le lien ci-dessous:

 
Dieu et les religions à l'épreuve des faits PDF

 
couverture1 


Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires

Thèmes

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus